À Boké, des ingénieurs miniers guinéens formés directement sur le terrain – JeuneAfrique.com

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Situé à proximité de la plus grande mine de bauxite de l’Afrique de l’Ouest, l’Institut supérieur de Boké forme avec succès les géologues et les ingénieurs de demain.

Ici, les étudiants ne sont pas déconnectés de leur futur environnement professionnel : il leur suffit de sortir de classe pour voir passer des camions chargés de bauxite. Cette facilité de lier les cours théoriques à la pratique, grâce à la présence des sociétés minières dans cette région du nord de la Guinée, fait que 75 % des diplômés de l’Institut trouvent un emploi après leurs études, se réjouit la direction de l’Institut supérieur des mines et géologie de Boké. Sûrement le taux le plus élevé de l’université guinéenne, régulièrement critiquée pour ne pas tenir compte de l’adéquation de ses formations aux besoins du marché de l’emploi.

Un avantage pris en compte par Gueye Oumou Kesso, 21 ans, étudiante en quatrième année de licence : « J’ai choisi l’Institut de Boké pour deux raisons : l’espoir de trouver un emploi et l’envie d’être à l’extérieur, au contact de la nature », explique celle qui se destine à devenir ingénieure géologue.

Tout un panel de métiers pour les mines

Elle vient de boucler un stage d’un mois à la Société minière de Boké (SMB), une des nombreuses entreprises minières présentes dans la zone. Il arrive que Kesso et ses compagnons de promotion abandonnent pendant un mois leurs salles de cours pour aller prospecter, à la recherche de nouveaux gisements de bauxite dans la région de Boffa, à mi-chemin entre Boké et Conakry.

Le potentiel ne manque pas dans une des régions les plus riches en bauxite de la planète.

Après l’extraction, il faut rétablir le site dans son état initial, en restaurant le couvert végétal









Auteur et Source de l’article: https://www.jeuneafrique.com

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