June 22, 2018

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«Je le dis et je le répète, je ne suis pas un violeur, a réitéré Tariq Ramadan mardi lors de son interrogatoire, apprend-on ce jeudi par France Inter qui a pu lire le compte-rendu policier. Quand on me dit non, c'est non», a-t-il martelé face à la police.

Pourtant, à l'entendre, ce ne sont pas ses admiratrices qui disaient non, mais lui-même qui devait refuser leurs avances: «Ce sont des femmes qui viennent me chercher. Je n'étais pas seulement sollicité comme un intellectuel mais comme un homme [...] C'est moi qui suis harcelé», continue-t-il. «Je passe au Bourget pour une conférence, et le service d'ordre doit sortir trois femmes des toilettes parce que j'y vais».

«C'est moi qui étais harcelé»

Tariq Ramadan a admis avoir eu des relations sexuelles avec cinq femmes, dont celle qui a porté plainte en mars et est connue dans les médias comme Marie avec laquelle il concède avoir eu des rapports durant environ deux ans. Mais il les tempère: «C'est moi qui étais harcelé, j'étais dépassé», affirme-t-il.

En revanche, il nie toute relation sexuelle avec les deux premières plaignantes, Henda Ayari, ex-salafiste devenue militante laïque, et Christelle. C'est Henda Ayari qui lui aurait envoyé des messages «explicites très intrusifs» et même parfois «crus». Quant à Christelle, c'est encore à son initiative qu'ils rentrent en contact. Et leurs rapports seraient restés «virtuels», même s'il reconnaît l'avoir rencontrée dans le hall d'un hôtel à Lyon.

(mam/nxp).

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