» Après le meurtre d’une femme, un ministre dit à la police d’oublier Netanyahu

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Commentant l’assassinat d’une femme ce week-end, le ministre des Communications, David Amsalem, a déclaré dimanche que la police aurait plus de temps à consacrer à la violence contre les femmes si elle n’accordait pas la priorité aux enquêtes criminelles sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Je pense que la police israélienne devrait redoubler d’efforts. Ce n’est pas seulement une question de budget, c’est une question de priorités », a déclaré M. Amsalem dans une interview accordée à la Douzième chaîne.

« La police doit décider si sa priorité absolue est d’enquêter sur les cigares du Premier ministre ou sur ces questions », a déclaré M. Amsalem, se référant au cas de Michal Sela, 32 ans, dont le mari a été placé en détention provisoire pour présomption de meurtre après qu’on l’eut trouvée avec des blessures par coup de couteau dans sa maison de Jérusalem, tôt vendredi matin.

Le mari de Sela a affirmé aux voisins que le couple avait conclu un pacte de suicide ; cependant, selon les médias israéliens, la police pense qu’il a tué Sela avant de tenter de se suicider.

Michal Sela, retrouvée poignardée à mort chez elle, près de Jérusalem, le 3 octobre 2019. (Facebook)

Le bébé de huit mois du couple n’a pas été blessé lors de l’agression.

La police a déclaré qu’il n’y avait aucun antécédent de violence familiale et que les amis et les membres de la famille avaient été profondément choqués par cet incident.

Si le mari de Michal Sela est formellement accusé du meurtre de Michal Sela, ce décès portera à 12 le nombre de femmes tuées en Israël en 2019 par des personnes connues d’elles, selon le site d’information Walla.

L’année dernière, 25 femmes ont été assassinées en Israël dans des incidents liés à la violence domestique, le nombre le plus élevé depuis des années, ce qui a suscité une série de protestations et d’appels urgents aux autorités pour qu’elles prennent des mesures contre l’incidence croissante de la violence contre les femmes en Israël.

Bon nombre de ces femmes ont déposé des plaintes auprès de la police avant leur décès dans un souci d’assurer leur sécurité.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) dirige une réunion de la faction du Likud à la Knesset le 24 décembre 2018, confirmant la tenue d’élections anticipées. A ses côtés se trouve le chef de la coalition David (Dudi) Amsalem. (Yonatan Sindel/FLASH90)

Les avocats de Netanyahu sont arrivés dimanche au siège du ministère de la Justice à Jérusalem pour une troisième journée d’audiences pré-accusation dans le cadre des trois enquêtes sur les affaires de corruption engagées contre le Premier ministre.

Dans les trois affaires, Netanyahu est soupçonné de fraude et d’abus de confiance ainsi que de corruption dans l’une d’elles.

Amsalem, en évoquant « les cigares du Premier ministre », se référait à l’un des dossiers, l’affaire 1000, dans laquelle Netanyahu est soupçonné d’avoir reçu des cadeaux de luxe comme du champagne, des cigares et des bijoux pour environ 700 000 shekels (175 000 euros) de la part des bienfaiteurs milliardaires Arnon Milchan et James Packer, et a prétendument rendu la pareille dans le cas de Milchan avec diverses formes d’aide.

Netanyahu nie toutes les allégations et affirme qu’elles constituent une chasse aux sorcières par son opposition politique, les médias, la police et les procureurs de l’État pour le démettre de ses fonctions.







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