Droite et extrême droite s’insurgent après les incidents qui ont suivi la victoire de l’équipe de foot d’Algérie

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Cette boutique de l’avenue de la Grande-Armée, à Paris, a été pillée, dans la nuit du 11 au 12 juillet 2019. | PHILIPPE LOPEZ / AFP

  • Cette boutique de l’avenue de la Grande-Armée, à Paris, a été pillée, dans la nuit du 11 au 12 juillet 2019. | PHILIPPE LOPEZ / AFP
Cette boutique de l’avenue de la Grande-Armée, à Paris, a été pillée, dans la nuit du 11 au 12 juillet 2019. | PHILIPPE LOPEZ / AFP



Ouest-France


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Des Républicains au Rassemblement national, plusieurs responsables politiques condamnent les débordements survenus jeudi soir, dans plusieurs grandes villes de France, après la qualification des Fennecs en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

La droite et l’extrême droite jugent « insupportables » les incidents qui ont terni les rassemblements fêtant la qualification de l’équipe de football d’Algérie pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations, jeudi soir.

À Montpellier, un supporter a fauché une famille avec sa voiture, tuant une femme et blessant son bébé d’un an et sa fille de 17 ans.

À Paris, des vitrines ont été brisées et des magasins pillés sur les Champs-Élysées, où des échauffourées ont éclaté.

Le RN ne veut plus voir de supporters algériens sur les Champs

Pour le Rassemblement national, « il s’agit de véritables démonstrations de force dont l’objectif est de signifier ostensiblement une présence massive et un rejet de la France ».

Le RN demande au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui a fait état de 74 interpellations dans la nuit de jeudi à vendredi, d’« empêcher l’accès aux Champs-Élysées à ces supporters et d’y interdire, au nom de l’ordre public, le drapeau algérien » dimanche 14 juillet, jour de la demi-finale Algérie – Nigeria.

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, dénonce des « scènes de chaos et de violences » et un « déferlement de haine anti-France sur les réseaux sociaux ».

Bruno Retailleau réclame de la « fermeté »

À droite, plusieurs voix s’élèvent, dont celle de Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR, pour qui « ça suffit de voir monter en France, mois après mois, une violence, qu’en définitive, l’État accepte comme une fatalité ».

Selon le sénateur de la Vendée, « c’est aux racines du mal qu’il faut s’attaquer. Sans ce travail, sans fermeté, sans une reconquête de l’école et des quartiers difficiles, sans une réponse immédiate à toutes les infractions, sans refus catégoriques de toute excuse à la violence, rien ne pourra être résolu ».

Pour Annie Genevard, vice-présidente LR de l’Assemblée, « les débordements d’hier sont aussi inacceptables qu’insupportables. Il faut une tolérance zéro contre les auteurs de l’ensemble des violences observées sur les Champs-Élysées et ailleurs ».

Valérie Pécresse veut « doubler les peines »

Valérie Boyer, porte-parole de LR, trouve « scandaleux que des manifestations de joie après la victoire de l’équipe de foot d’Algérie virent au cauchemar et entraînent dans le tourbillon de la violence gratuite des milliers de personnes. »

Selon Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, « les débordements et les pillages après un match de foot ne font honneur à personne ! Ils abîment l’image d’un pays. Je demande de doubler les peines pour les actes de vandalisme commis sur les Champs-Élysées qui sont devenus le point de rendez-vous des casseurs et des racailles ».

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