Ebola en RDC : la barre des 3.000 cas dépassée et plus de 2100 décès

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L’agence onusienne souligne néanmoins que cette diminution du nombre de cas doit être interprétée avec prudence, car les défis opérationnels et sécuritaires dans certaines zones sanitaires rendent difficile l’exécution des fonctions de détection des cas et d’intervention.

A ce jour, l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC a tué 2.136 personnes. « Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 3.197, dont 3083 cas confirmés et 114 probables, a indiqué le ministère congolais de la santé dans un bulletin daté du mardi 1er octobre. Sur le total des cas confirmés et probables, 56 % (1790) étaient des femmes, 28 % (906) étaient des enfants de moins de 18 ans et 5 % (161) étaient des agents de santé, précise le ministère.

Au cours des 21 derniers jours (du 11 septembre au 1er octobre 2019), 106 cas confirmés d’Ebola ont été signalés dans plus d’une douzaine de zones sanitaires. La majorité des cas a été répertoriée dans les zones de Mandima (27 cas) et de Mambasa (26 cas). « Avec plus de la moitié (55 %) des cas de la semaine dernière provenant des zones sanitaires de Mambasa et de Mandima, il y a un net changement dans les points chauds de l’épidémie », a souligné l’OMS.

Une épidémie qui touche des zones plus rurales

Malgré une diminution générale du nombre de cas, la transmission se poursuit dans les zones sanitaires de Mambasa et de Mandima, avec des difficultés opérationnelles dues aux tensions persistantes entre les communautés et les équipes d’intervention. L’absence d’activités d’intervention pendant deux semaines complètes dans la zone de Mandima a ainsi entraîné la perte de contacts avec des cas d’Ebola pour le suivi. Dans la localité de Lwemba par exemple, les organismes humanitaires ont rencontré des problèmes pour sensibiliser la population en raison de l’insécurité et de la défiance des communautés locales. « Cette situation a entraîné des difficultés dans les enquêtes sur les décès dans les collectivités. Par conséquent, il est probable que le nombre de cas et de décès communautaires dans cette région soit sous-estimé », a fait valoir l’OMS.

L’agence onusienne souligne un changement de dynamique dans la propagation du virus qui va désormais des zones urbaines à haute densité, comme Butembo, Katwa et Beni, vers des zones plus rurales avec une densité de population plus faible. Ce changement de dynamique se traduit par une plus grande transmission communautaire et moins de transmission possible dans les établissements de santé. « Inversement, cela peut introduire de nouveaux problèmes en termes d’accessibilité et de difficultés logistiques pour atteindre les villages touchés, en particulier à l’approche de la saison des pluies », a alerté l’OMS.





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