En Guyane, le gouvernement renforce la filière aurifère 

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Délégué mine et coordinateur pour les projets miniers placé directement auprès du préfet de la région Guyane, Didier Le Moine prendra ses fonctions ce mardi 3 septembre. Il sera chargé d’œuvrer pour “la promotion et le développement d’une filière minière industrielle responsable.” Alors que l’Amazonie s’embrase, la prise de poste du responsable des filières aurifères fait s’élever des voix contraires.

Ingénieur général du corps des Mines, âgé de 48 ans, ancien directeur de l’industrie, des mines et de l’énergie en Nouvelle-Calédonie, Didier Le Moine a aussi été conseiller économique à l’étranger (États-Unis et Japon). Membre permanent du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET, ex- Conseil général des mines), Didier Le Moine était en poste à la Direction générale des entreprises du ministère en charge de l’Industrie.

A partir de ce mardi 3 septembre, Didier Le Moine devient délégué mine et coordinateur pour les projets miniers en Guyane a annoncé la préfecture. Sa mission sera de “définir, coordonner et mettre en œuvre les actions permettant un développement raisonné de la filière minière aurifère en Guyane, qui soit compatible avec les ambitions écologiques de la France, respectueux des populations et créateur de richesses et d’emplois pour le territoire.” Par ailleurs il devra “facilit(er) les relations entre, d’une part, les porteurs de projets et, d’autre part, l’ensemble des parties prenantes” et il sera “le moteur de la concertation pour permettre l’émergence des projets.”

La prise de poste de Didier Le Moine fait déjà grincer des dents. Le collectif Or de Question, fervent défenseur de la biodiversité, dénonce “l’hypocrisie” et le double discours du chef de l’Etat Emmanuel Macron qui “veut sauver l’Amazonie et « en même temps » met en place un responsable des filières aurifères auprès du préfet.” 

Quant au Grand Conseil Coutumier représentant les peuples amérindiens et bushinengé, il a déploré dans une tribune l’attribution par le gouvernement de « 360 000 hectares de forêt » amazonienne « aux multinationales minières » (Guyaweb du 26/08/2019).



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