Guinée : Alpha Condé trouve la forme légale pour se débarrasser de prisonniers « encombrants »

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Il fallait s’y attendre ! A la libération d’Abdourahamane Sano et Cie.

Peu importe les qualificatifs tirés du jargon juridique  qu’on a pu coller à l’acte pour le rendre digeste, notamment  pour des partisans du pouvoir qui sont  d’avis contraire.

Ce qui est important de savoir, c’est que ces leaders de la société civile, sont désormais libres. Ils peuvent,  à nouveau reprendre leurs activités sans entraves.

Les péripéties des tractations qui ont abouti à cette mise en liberté de ces opposants, datent de très longtemps.

Ça remonte aux premières semaines qui ont suivi leurs condamnations. C’était la réclamation principale  de leurs collègues  du FNDC.

C’était aussi, le discours sur les lèvres  des  facilitateurs, dont l’influence ne fait l’ombre d’aucun doute sur le pouvoir, chaque fois que le débat est posé.  Donc, la reprise du dialogue en dépendait alors fortement.

 La communauté internationale qui a expressément demandé cette ouverture a, avec insistance, demandé au pouvoir de lever ce verrou, qui était devenu rédhibitoire à la reprise du dialogue tant sollicité en vue de dégeler la crise.

Le pouvoir, par contre, donnait l’impression, dans les rares discours publics qui faisaient allusion à cette situation,  de n’avoir cure des pressions extérieures.

Mais, de l’analyse des observateurs, c’était  une  farce  qui visait à ne pas décevoir des soutiens qui  ne veulent pas de la libération de ces prisonniers, devenus encombrants.

Il fallait alors, souhaiter ou exiger, chacun de son commentaire,  une décision clémente  au procès en cassation.

La désertion des tribunaux, à cause du mécontentement du barreau, va retarder cette alternative idéale, insoupçonnée de toute pression.

Des négociations ont commencé,  pour que les travaux de la cour reprennent, afin que la sentence clémente qui sonne comme une délivrance pour le pouvoir, soit prononcée.

Le tâtonnement de l’exécutif dans ce dossier judiciaire,  comme cela peut paraître, élève désormais ses prisonniers, aux yeux d’une certaine opinion non négligeable, comme de véritables héros.

Des victimes d’un régime liberticide. Et cela leur confère toute la légitimité à faire jeu égal avec des leaders des partis politiques, qui se sont avérés jusqu’ici, comme de gros pourvoyeurs de manifestants.

La question est de savoir, si le FNDC relooké avec le retour de ses grands leaders,  va bouger de sa position ?

Rien n’est sûr,  car selon eux, le combat engagé, reste et demeure, d’amener le président à renoncer au projet de changement de la constitution, cher à son camp.

 

Mohamed

Auteur et Source de l’article: Mosaiqueguinee.com

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