Homélie du dimanche : « L’urgence de la conversion est plus que prégnante »

Père Ambroise-Marie Mensah, directeur diocésain de l’enseignement catholique à Lomé, au Togo / Père Ambroise Mensah

Homélie du trente-troisième dimanche du Temps Ordinaire, Année B, proposée par le père Ambroise-Marie Mensah, directeur diocésain de l’enseignement catholique à Lomé, au Togo.

Il y a comme un jugement ultime dans l’air. A l’idée d’y penser on ne peut qu’avoir la trouille de la vie. Et pourtant, d’année en année, la Parole de Dieu nous averti, nous met en garde, nous pousse à la conversion. Tant notre conscience à cette réalité redoutable et terrifiante de la fin des temps ou des fins dernières n’a jamais été aussi vive. Et pour les chrétiens que nous sommes, les fins dernières marquent l’avènement du temps de la joie, du salut, de la résurrection et de la vie éternelle. La liturgie de l’Eglise nous conduit d’une certaine manière, comme en une fonction à la fois sinusoïdale et linéaire. Dans tous les cas, nous nous acheminons tout doucement vers notre fin, vers la fin du monde, vers la fin de notre vie qui est synonyme de la fin de notre monde personnel en attendant le grand retour du Christ à la fin des temps. La fin du monde, c’est maintenant ! Le retour du Christ est plus qu’imminent. L’urgence de la conversion est plus que prégnante. Bien évidemment, nous attendons l’avènement définitif du Christ « nous proclamons ta mort Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection et nous attendons ta venue dans la gloire ». C’est l’espérance que la liturgie eucharistique nous fait porter.

La 2e lecture nous invite à mettre toute notre confiance en Jésus, car par son ultime sacrifice, il nous a ouvert le chemin du ciel. « Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie ».Certes, nous ressentirons l’angoisse, ce que j’appelais la trouille de la vie, au moment de notre mort, c’est bien  humain ! Et pourtant, nous vivons comme si cette réalité était si lointaine qu’elle ne nous concernait pas.

La fin du monde est la fin de notre monde, la fin de notre vie. Aux hommes, il est donné de vivre une seule fois puis vient le jugement et ce jugement est personnel et nul ne sait ni le jour ni l’heure. « Pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père qui, seul donnera la vie à nos pauvres corps mortels car quand le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté, les justes eux brilleront comme le soleil. Il s’agit tous les jours d’être PRET et de l’être toujours et à chaque jour.  « Tu ne peux m’abandonner à la mort, tu ne peux laisser ton ami voir la corruption » Psaume 15, noua notre assurance de la vie en Dieu. La foi de l’Eglise nous donne pleine confiance et ferme espérance : par Jésus, nos péchés sont pardonnés.

« Soyons toujours prêts », vivons l’aujourd’hui comme le dernier, alors nous n’aurons plus à avoir peur ni du retour du Seigneur, ni du dernier jugement.

Est-il besoin alors d’annoncer la venue du Christ avec geste et fracas, pour réveiller les consciences, pour faire prendre conscience de la nécessité de se préparer ? L’Evangile nous lance un appel paisible mais ferme du Seigneur à changer nos vies et à rendre grâce pour le temps que Dieu nous laisse encore pour nous convertir.

Hâte, pour nous Seigneur, le jour de ton salut et fais-nous sortir de la poussière de la mort pour vivre éternellement avec toi !

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