Hommage à Robert Frank, « Francis Bacon en toutes lettres », « La maison marocaine de la photographie, Carte blanche à Hassan Hajjaj », « Ettore Spalletti, ombre d’azur, transparence »…

Hommage à Robert Frank

Nous ne pouvions commencer cette émission sans saluer la mémoire de Robert Frank, dont on a appris la mort, hier, à l’âge de 94 ans. Bien sûr, si l’on ne devait retenir qu’un chose du photographe, ce serait son ouvrage, paru il y a tout juste 60 ans, “Les américains”, soit 83 clichés en noir et blanc, choisis parmi 23 000 images, fruit de trois années d’errance dans les Etats-Unis, livre qui tendit à ce pays, un miroir dans lequel il révélait l’envers du rêve américain. Proche des écrivains de la Beat Generation, partie prenante de cette contre-culture qui allait changer la face de la seconde moitié du XXème siècle, Robert Frank, juif allemand devenu suisse, puis américain, s’orienta ensuite vers le cinéma, avec pour point culminant “Candy moutain”, en 1987. Il reviendra tout de même à la photographie dans les années 70, mais d’une façon nouvelle, proche de l’autofiction.

« Francis Bacon en toutes lettres » au Centre Pompidou. Une exposition d’une beauté torturée et terrifiante.

Triptych, 1976 Huile sur toile, pastel et lettres en transfert , 198 x 147.5 cm Collection privée // Three Portraits – Posthumous of George Dyer; Self-Portrait; Portrait of Lucien Freud, 1973 Huile sur toile, chaque panneau198 x 147.5 cm Collection p
Crédits : The Estate of Francis Bacon /All rights reserved / Adagp, Paris and DACS, Lon

Présentation : À la suite des monographies consacrées à Marcel Duchamp, René Magritte, André Derain ou encore Henri Matisse, le Centre Pompidou poursuit la relecture des œuvres majeures du 20ème siècle et consacre une vaste exposition à Francis Bacon.
Les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur. De grandes voix lisent en français et en anglais des textes d’Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad et Eliot. Ces auteurs, qui ont tous inspiré à Bacon des œuvres et des motifs, partagent un univers poétique, forment comme une famille spirituelle dans laquelle s’est reconnu le peintre. Ils ont en commun la même vision réaliste, amoraliste du monde, une conception de l’art et de ses formes libérée des a priori de l’idéalisme.

L’avis des critiques : 

« Une exposition pleine de vie. » Corinne Rondeau

« Bacon est magistrale. » Frédéric Bonnet

« L’exposition présente les liens étroits qui existent entre la peinture de Bacon et la littérature. » Sally Bonn

« Ma passion pour Bacon est intacte et augmentée davantage après avoir vu cette exposition. » Arnaud Laporte

« La maison marocaine de la photographie : carte blanche à Hassan Hajjaj ». Le Popart à la marocaine

Carte Balnche à Hassan Hajjaj MEP
Carte Balnche à Hassan Hajjaj MEP
Crédits : Hassan Hajjaj

Présentation : En complément d’une présentation à caractère davantage rétrospectif, Hassan Hajjaj intervient sur la décoration et le mobilier, et propose de nombreuses installations pour l’ensemble des espaces de la MEP. Il vit et travaille entre le Maroc où il est né et le Royaume-Uni, influencé tant par les scènes culturelles et musicales londoniennes que par son héritage nord africain. Bien que reconnu pour ses portraits photographiques, Hassan Hajjaj est un artiste autodidacte qui ne se fige dans aucun genre ni aucune forme. Il passe ainsi de l’installation à la vidéo, et explore le domaine de la mode mais aussi d’autres champs de la création contemporaine. Avec humour, tirant parfois et consciemment vers le kitsch, ses œuvres font se croiser les clichés les plus tenaces et les icônes les plus représentatives de ses deux cultures, d’origine et d’adoption. Pour l’occasion, il invite également deux artistes marocaines à présenter successivement leur travail dans le studio : Zahrin Kahlo (11.09-13.10) et Lamia Naji.

L’avis des critiques : 

« Des photographies colorées, gaies, énergiques qui se veulent un mélange de l’art traditionnel et pop » Sally Bonn

« Un trop-plein d’œuvres qui donne mal au cœur, une pauvreté par l’excès. » Corinne Rondeau

« _Un travail visuellement très efficace, avec des mélanges de matières et de couleurs  mais qui devient vite répétitifs_. » Frédéric Bonnet

Plus d’informations : « Maison Marocaine de la photographie : Carte blanche à Hassan Hajjaj«  jusqu’au 17 novembre à la Maison Européenne de la Photographie.

« Ettore Spalletti, ombre d’azur, transparence ». Un travail fascinant

Ettore Spalletti
Ettore Spalletti
Crédits : Nouveau Musée National de Monaco

Présentation :  Le Nouveau Musée National de Monaco présente un nouveau projet d’Ettore Spalletti (Cappelle sul Tavo, Pescara, 1940) dont le commissariat est assuré par Cristiano Raimondi – réalisé spécialement pour les espaces de la Villa Paloma – à travers un parcours constitué de trente œuvres réparties en sept environnements dans les trois étages de la villa.

Les espaces pensés et produits par l’artiste mettent en scène, de manière non chronologique, tous les aspects de son travail par la présentation de nouvelles productions importantes mais aussi d’œuvres historiques provenant de son atelier ou d’importantes collections privées.

Dès le début des années soixante-dix, Spalletti oriente sa recherche vers un dialogue entre classique et contemporain, et commence à travailler la peinture et la sculpture par une étude construite de la couleur et de son interaction avec l’espace. Par l’élaboration d’environnements, composés principalement d’œuvres tridimensionnelles monochromes, les roses et les bleus des paysages des Abruzzes – la région qui surplombe la mer Adriatique où l’artiste a toujours vécu et travaillé – sont sublimés et rendus intemporels grâce au matériau avec lequel il réalise ses œuvres.

L’avis des critiques : 

« Des couleurs pastels, poudrés, des formes lumineuses et opaques où se confondent la peinture et la sculpture, à tomber par terre ! » Corinne Rondeau

« Un travail fascinant, méticuleux, qui demande une grande concentration du regard. » « Ettore Spaletti va chercher la couleur à l’intérieur de la couleur ce qui crée une irradiation fascinante extrêmement sensuelle. »  Frédéric Bonnet

Plus d’informations : « Ettore Spalletti, ombre d’azur, transparence » à la Villa Paloma, Nouveau, Musée, National de Monaco, jusqu’au 3 novembre

Le ♥ coup de coeur ♥ de Sally Bonn pour : « La page manquante » jusqu’au 22 septembre au musée des moulages de l’Hôpital Saint Louis, Paris

« Une exposition simple qui invite à la lecture de chacune des œuvres. » Sally Bonn

Plus d’informations ici : « La page manquante » – Une proposition et un commissariat de Renaud Auguste Dormeuil et Marc-Olivier Wahler // Jusqu’au 22 septembre au musée des moulages de l’Hôpital Saint Louis, Paris









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