La Chine se prépare à lancer le premier atterrisseur au monde sur la face cachée de la Lune

Une photo de la Terre et de la face cachée de la Lune. Chinese National Space Administration/Xinhuanet

La Chine s’apprête à lancer, ce vendredi 7 décembre 2018, son atterrisseur Chang’e 4 sur la face cachée de la Lune, rapporte le site Spacepolicyonline.com.

On appelle « face cachée de la Lune » l’hémisphère de la Lune qui a en permanence le dos tourné à la Terre, l’autre étant appelé logiquement « face visible de la Lune ». 

L’engin spatial de près de quatre tonnes s’envolera à bord d’une fusée Longue Marche 3B, vers 19h30, heure française, depuis le centre spatial de Xichang, situé dans le sud-ouest du pays. 

Ce n’est pas la première fois que la Chine part à la conquête de la Lune: l’Empire du milieu a déjà lancé deux orbiteurs en 2006 et 2010 et s’y est déjà posé en décembre 2013, avec Chang’e 3.

Mais si le géant asiatique réussit sa mission avec Chang’e 4, il deviendra le premier et seul pays au monde à s’être posé sur la face cachée de la Lune.

Les Etats-Unis et la Russie ne se sont posés que sur la face visible de l’unique satellite naturel de la Terre, et la dernière fois, c’était en 1976, avec la mission soviétique Luna 24. 

Pour préparer l’arrivée de son atterrisseur Chang’e 4, la Chine avait lancé un satellite-relais en mai dernier pour pouvoir transmettre et recevoir des ondes radios. La face cachée de la Lune étant littéralement cachée par la Lune, qui fait figure d’obstacle aux communications avec la Terre, c’était le seul moyen pour garder contact avec l’atterrisseur. 

Selon des sources interrogées par Le Figaro, Chang’e 4 devrait se poser, entre le 31 décembre 2018 et le 3 janvier 2019, dans le bassin Pôle Sud-Aitken, une gigantesque dépression de 2500 km de diamètre, soit deux tiers du diamètre de la Lune. Il y déposera à sa surface un rover de 140 kg. 

Les objectifs scientifiques de la mission sont d’étudier les différences de composition et de relief de la face cachée de la Lune, d’étudier les effets de la gravité lunaire sur des graines de pommes de terre, des fleurs d’arabidopsis, ainsi que des cocons de vers à soie. 

Mais selon Philippe Coué, auteur d’ouvrages sur le programme spatial de la Chine, interrogé par Le Figaro, « l’ambition chinoise est bien plus politique, voire stratégique »:

« C’est non seulement de poser un taïkonaute sur la Lune à la fin des années 2030, mais aussi d’y établir une base habitée. »

En effet, selon une vidéo diffusée par l’agence spatiale chinoise en avril dernier, le pays rêve d’un palace lunaire où les scientifiques pourraient vivre et conduire leurs recherches. L’agence spatiale chinoise n’a pas donné de date exacte concernant son projet, mais l’on sait que le site idéal pourrait être le pôle sud de la Lune, qui pourrait abriter de l’eau et serait suffisamment exposé au soleil. 

Le soleil est indispensable pour fournir de l’énergie et l’eau non seulement pour la survie des futurs voyageurs lunaires, mais aussi pour produire du carburant. 

La Chine ne semble pas avoir prévu de diffuser le lancement en direct comme le font généralement les autres agences spatiales ou encore SpaceX, et le plan de vol de l’atterrisseur n’est pas connu. 

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