Le Vatican lance un Observatoire international sur la famille

« Après deux synodes, après Amoris laetitia, après l’exhortation du pape à se confronter avec les réalités de la famille, il s’agira d’utiliser tout l’horizon des sciences humaines pour regarder en face, avec intelligence et scientifiquement, la réalité de la famille », a expliqué à la presse Mgr Vincenzo Paglia, grand chancelier de l’Institut Jean-Paul-II pour les sciences du mariage et de la famille.

Mgr Paglia insiste en effet sur « la saine contribution que les sciences humaines apportent à la compréhension de l’expérience croyante », notamment dans le cas spécifique de la famille.

« Cela signifie la mise en place d’un système permanent de lecture, de comparaison et d’interprétation des données quantitatives et qualitatives permettant de comparer les différents contextes nationaux et d’en suivre les évolutions dans le temps », explique Francesco Belletti, directeur du CISF, qui souligne que « malgré la présence d’un large éventail de données, d’indicateurs, d’enquêtes et de systèmes de surveillance au niveau international, il n’existe toujours pas de réflexion orientée spécifiquement vers la lecture de la valeur de la famille dans la vie des communautés nationales ».

Discussions en vue d’un partenaire français

Pour ses trois premières années de travail, d’ici à 2021, l’Observatoire sur la famille a prévu de se focaliser sur la question des pauvretés, tant relationnelles qu’économiques.

Il a prévu de travailler avec une douzaine de partenaires à travers le monde, sur tous les continents. La France n’y est toutefois pas encore spécifiquement représentée, même si le réseau Caritas – dont fait partie le Secours catholique – travaillera étroitement avec l’Observatoire.

« Il a fallu faire des choix, mais la liste n’est pas close », assure Francesco Belletti qui salue au passage la politique de la France en faveur de la natalité. Il laisse en outre entendre que des discussions sont en cours avec de possibles partenaires français, « même si rien n’est encore formalisé ».

Parmi les partenaires, le monde francophone sera néanmoins représenté par l’Institut Jean-Paul-II de Cotonou (Bénin).

Nicolas Senèze, à Rome

Cet article a été repéré sur https://africa.la-croix.com

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