Les États-Unis ont-ils perdu la course à l’intelligence artificielle contre la Chine ?

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Cette semaine, un groupe d’experts dirigé par l’ancien PDG de Google a alerté le gouvernement américain sur le financement de projets liés à l’intelligence artificielle. Selon eux, « le pays doit investir dans la recherche, former une main-d’œuvre prête pour l’intelligence artificielle et appliquer cette technologie aux missions de sécurité nationale ». 

Depuis l’année dernière, les États-Unis ont créé la Commission de sécurité nationale sur l’intelligence artificielle (NSCAI), et cette organisation s’inquiète notamment des progrès fulgurants de la Chine dans ce domaine. La NSCAI a également déclaré que le gouvernement américain se doit de faire face à un énorme travail avant de pouvoir passer d’une « nouveauté technologique prometteuse à une technologie mature intégrée dans les missions de sécurité nationale essentielles ».

Un rapport focalisé sur les progrès chinois

Ce rapport fait allusion à la Chine près de 50 fois, et pour cause l’Empire du Milieu investi bien plus dans ce domaine que les États-Unis. Alors que les tensions entre les deux nations ne font que s’accentuer, le document en question affiche : « la Chine profite de l’ouverture de la société américaine de nombreuses manières – certaines juridiques, d’autres non – pour transférer son savoir-faire en matière d’IA ». Pour le moment, l’Empire du Milieu n’a pas réagi à ces allégations.

Éric Schmidt, le président de ce groupe d’experts, se rassure en ajoutant : « la Chine est en tête dans deux domaines. L’un est la surveillance grâce à la reconnaissance faciale. L’autre est la technologie financière. Cela ne veut pas dire qu’ils sont en tête de l’IA en général ». Selon lui, les États-Unis n’ont pas encore perdu la course, mais il faut que le gouvernement réagisse rapidement.

Une partie du rapport se concentre sur la question de savoir si les États-Unis doivent ou non stopper la coopération avec des chercheurs chinois. Toutefois, le groupe d’experts conclu en déclarant qu’il ne s’agit pas d’un choix binaire entre coopérer et couper les liens avec ces chercheurs asiatiques. Pour le moment ce rapport final n’est pas encore disponible, il faudra attendre la fin de l’année pour lire cet ultime rendu.

En ce qui concerne la France, le nombre de startups spécialisées dans ce domaine explosent, il y a un réel engouement autour de l’intelligence artificielle dans l’hexagone.



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