Les expositions photo de l’automne 2019 à ne pas manquer

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Les galeries font également leur rentrée. Après un été à écumer les festivals photo en extérieur, il est temps de retrouver les salles d’exposition. Découvrez notre sélection automnale.

Nightshift 5, 2015. © Myriam Boulos

TROISIÈME BIENNALE DES PHOTOGRAPHES DU MONDE ARABE CONTEMPORAIN

Cet automne, Paris bat au rythme de la création photographique de l’aire arabique. L’Institut du monde arabe (IMA) et la Maison européenne de la photographie (MEP) participent une fois encore à la manifestation qu’ils ont impulsée en 2015. La Cité internationale des arts (CIA), la Mairie du IVe arrondissement et cinq galeries parisiennes se joignent à eux pour cette troisième édition.

L’IMA met le Liban à l’honneur en ouvrant ses portes à des auteurs natifs ou non du pays, dont les œuvres témoignent de la situation contemporaine dans la contrée. Parmi eux, Myriam Boulos et Vladimir Antaki. La MEP est temporairement rebaptisée Maison marocaine de la photographie en accueillant les travaux pop et colorés de Hassan Hajjaj. L’Égypte prend quant à elle ses quartiers à la CIA et l’Algérie de Lynn S.K. à la Mairie du IVe. Un bon moyen de voyager sans trop alourdir son empreinte carbone.

Quand et où ?
Jusqu’au 24 novembre
Institut du monde arabe
1 rue des Fossés Saint-Bernard
Paris IVe
Et divers lieux dans le centre de Paris
→ Le site Internet de l’Institut du monde arabe

© Alexander Gronsky / Courtesy Polka Galerie

Route I. © Alexander Gronsky / Courtesy Polka Galerie

RÉPÉTITION, ALEXANDER GRONSKY, GALERIE POLKA

Ne vous étonnez pas si une impression de déjà-vu vous assaille en pénétrant dans l’œuvre d’Alexander Gronsky. L’artiste né à Tallinn (Estonie) en 1980 traque avec fascination les répétitions visuelles qui l’entourent. L’urbanisme soviétique est pour lui un vaste terrain de jeu où, en des lieux différents, l’architecture semble se répéter presque à l’identique. Même les habitants paraissent prendre un malin plaisir à jouer les doppelgänger. L’observateur peu attentif se laissera aisément duper. À vous de repérer les subtiles différences des paysages que le photographe documente de façon typologique. En creux se dessine la critique d’une société uniformisée et uniformisatrice, à la limite de l’aliénation.
Aux mêmes dates est également présenté Memoriam d’Édouard Elias. Le photojournaliste français y présente des clichés glanés au cours de ses nombreux reportages tirés en héliogravure. Tous racontent le ressenti du reporter de 28 ans face à la violence humaine.

Quand et où ?
Jusqu’au 26 octobre
Cour de Venise, 12 rue Saint-Gilles
Galerie Polka, Paris IIIe.
→ Le site Internet Galerie Polka

© The Estate of Sigmar Polke, Cologne / Collection de Georg Polke / ADAGP 2019

Sans titre (Hannelore Kunert). © The Estate of Sigmar Polke, Cologne / Collection de Georg Polke / ADAGP 2019

LES INFÂMIES PHOTOGRAPHIQUES DE SIGMAR POLKE, LE BAL

Pas moins de 300 clichés inédits de Sigmar Polke sont réunis pour cette nouvelle exposition du Bal. Les autoportraits y côtoient les photos de famille, de voyage ou de souvenirs, expérimentations… Toutes ces images en noir et blanc, non datées et sans titres, dormaient dans une caisse chez le fils de l’artiste allemand. Disparu en 2010, ce dernier développait et tirait lui-même ses clichés. Certains sont sous-exposés, d’autres surexposés, voire doublement exposés. L’ensemble témoigne de la “position esthétique et éthique éminemment libertaire” de Polke, ainsi que le souligne Bernard Marcadé, co-commissaire de l’exposition.

À la fois peintre et photographe, l’Allemand a navigué entre les deux médiums, créant et jouant des influences réciproques sans chercher à transcender leurs différences. “Polke n’essaye pas de ‘sauver’ la peinture par la photographie ou de donner ses lettres de noblesse à la photographie à travers la peinture (…) Il amplifie, au contraire, la mauvaise réputation respective de chacune de ces sœurs ennemies”, conclut Bernard Marcadé.

Quand et où ?
Jusqu’au 22 décembre
Le Bal
6 impasse de la Défense
Paris XVIIIe
→ Le site Internet Le Bal

© Amélie Chassary

Trois rondes et juteuses de la série Éloge de la simplicité. © Amélie Chassary

LES PHOTAUMNALES

La main de l’Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle ère : l’Anthropocène. Les transformations, et bien souvent les dommages dont nous sommes responsables, ont irrémédiablement imprimé leurs marques sur la nature. Dans trente-cinq expositions, le festival de Beauvais, dont le sous-titre est cette année Terra Nostra – le temps de l’Anthropocène, met en évidence ce que les scientifiques ont observé. Mathieu Asselin a mené une enquête en images sur le géant Monsanto. Thierry Ardouin a portraituré les graines qui sont l’enjeu d’une guerre ouverte entre partisans de semences hybrides et ceux des souches paysannes. Kai Löffelbein s’est penché sur le traitement de nos déchets électroniques. D’autres sujets, plus doux, nous montrent toute la beauté de notre monde comme les subtiles natures mortes d’Amélie Chassary.

Quand et où ?
Jusqu’au 5 janvier 2020
Divers lieux dans Beauvais (60) et sa région

© Nicolas Comment pour Planche(s) contact.

© Nicolas Comment pour Planche(s) contact.

PLANCHE(S) CONTACT

Pour sa 10e édition, le festival de Deauville fait peau neuve ! Depuis 2010, la manifestation, dont Polka est partenaire, met l’accent sur la création en invitant des photographes en résidence dans la cité balnéaire. Le principe perdure, mais le terrain d’exploration s’agrandit. Les six invités, dont Nicolas Comment, Larry Fink et Carole Bellaïche, ont eu le choix de sonder les campagnes, centres urbains ou côtes alentour. Leurs œuvres, ainsi que celles du Sud-Africain Koto Bolofo, de cinq jeunes talents et de Claude Lelouch (invité d’honneur) seront présentées dans de nouveaux lieux et pour une durée plus longue que les années précédentes.

Quand et où ?
Du 19 octobre 2019 au 5 janvier 2020
Divers lieux dans Deauville

Et aussi…

  • Les Amies de la place Blanche, Christer Strrömholm, Galerie Dityvon (Université Angers), Angers (49), jusqu’au 23 novembre
  • Photographier la ‘Petite Pologne’ 1924-1939, Kasimir Zgorecki, Louvre Lens, Lens (62), du 25 septembre 2019 au 30 mars 2020
  • Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre, Bayeux (14), du 7 au 13 octobre
  • Unsung Heroes, Denis Rouvre, Galerie Joseph, Paris IIIe, du 9 octobre au 2 novembre
  • Chine 1948-1949 / 1958, Henri Cartier-Bresson, Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris IIIe, du 15  octobre 2019 au 2 février 2020

Polka magazine

La sélection d’expositions photo a été réalisée en collaboration avec le magazine Polka, dont le numéro #47 est actuellement en kiosque.

Vous voulez être publié ? Envoyez-nous vos portfolios !

Aux Numériques, nous sommes en quête perpétuelle de nouveaux talents photographiques. Nous sommes aussi associés à de nombreux concours nationaux, tels que le prix Maestro EISA ou les Zooms du Salon de la photo, et nous publions régulièrement des portfolios.

N’hésitez pas à nous envoyer vos séries et travaux à l’adresse électronique suivante : portfolio.lesnumeriques@gmail.com

Pour soumettre votre proposition, merci de suivre les conditions suivantes…

  • Une série de 5 à 15 photographies au maximum.
  • 2 500 px au maximum pour le bord le plus large.
  • 1,5 Mo par image au maximum.
  • Un texte facultatif de 500 à 800 caractères au maximum (espaces compris) est possible (attention à la longueur de l’ensemble si les photographies comportent des légendes).
  • Si vous postulez à un concours, précisez le nom de ce dernier dans l’objet de votre email.
  • L’ajout des informations Exif est fortement recommandé pour aider les lecteurs à mieux comprendre les prises de vue.
  • Les règles spécifiques des différents concours prévalent.







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