Leurs parents habitent en Cisjordanie par idéal. Ils restent pour le mode de vie

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PEDUEL, Cisjordanie – Depuis sa création il y a plus d’un demi-siècle, le mouvement des implantations a été en grande partie dirigé par des nationalistes idéologues qui ont œuvré pour renforcer la présence juive au cœur de la terre biblique.

Alors que les communautés qu’ils ont établies en Cisjordanie se sont lentement normalisées sur les cartes israéliennes et que le gouvernement a pratiquement cessé officiellement d’en laisser naître de nouvelles, la nouvelle génération de pionniers évolue avec de nouvelles réalités dans lesquelles l’idéologie des prédécesseurs semble moins importante.

Pour comprendre la nouvelle identité façonnée par les jeunes de l’autre côté de la Ligne verte, le Times of Israel a rencontré les jeunes diplômés de six implantations pour une discussion sur le fait de grandir en Cisjordanie.

Bien que les adolescents aient exprimé leur admiration pour les convictions qui ont incité leurs parents à franchir la Ligne verte, ce critère ne figure pas en tête des raisons pour lesquelles ils souhaitent rester.

(de gauche à droite) Noam Hasson, Shahar Glick, Shon Vetshtein, Ayala Englander, Shay Nahum et Ofri Sela dans l’implantation de Peduel en Cisjordanie le 18 juillet 2018. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

Le groupe a exprimé des points de vue différents sur l’influence de ce territoire politiquement chargé sur leur enfance, sur leurs voisins palestiniens et même, sur la signification du terme « pionnier ».

Ils ont reconnu l’impact disproportionné de la situation sécuritaire sur leur adolescence, mais ils ont cependant déclaré à l’unisson qu’ils n’auraient pas voulu que cela soit autrement.

Ces jeunes de 18 ans ont expliqué à maintes reprises que c’est la « bonne qualité de vie » dont ils jouissaient dans les implantations qui – plus que toute autre chose – les obligera, espèrent-ils, à revenir un jour pour que leurs propres enfants puissent profiter de la même expérience.

Réflexions sur tout le brouhaha des implantations

Les adolescents ont reconnu que le cadre de la Cisjordanie, la seule réalité qu’ils connaissent, a fait de leur enfance une expérience unique.

« Ce n’est pas anodin de vivre ici », explique Ayala Englander de Karnei Shomron. « C’est constamment à l’ordre du jour. Qu’il s’agisse d’une détérioration de la situation sécuritaire, d’une attaque terroriste, ou même lorsque je suis à un arrêt d’autobus tard le soir », cela a un impact sur sa vie, explique-t-elle.

Mais malgré l’importance de la Cisjordanie dans le discours politique du pays, les adolescents ont fait remarquer que les relations entre ceux qui se trouvent de l’autre côté de la Ligne verte et leurs communautés sont minimes.

« Chaque fois que je vais en ville et que je dis aux gens où j’habite, ils me demandent toujours où c’est… », se souvient Englander.

« Et quand vous leur expliquez, ils disent : « ohhhh, vous habitez dans les implantations ! » s’exclame Shay Nahum de la ville religieuse voisine de Kedumim.

Les jeunes adultes ont tous reconnu avoir entendu cette expression à plusieurs reprises, mais leurs points de vue sur sa connotation diffèrent.

Englander a admis qu’elle n’appréciait pas beaucoup qu’on l’appelle « résidente des implantations », car cela laisse entendre qu’elle n’est pas au bon endroit.

Je ne me sens pas vraiment comme un pionnier, dit le résident d’Ariel. Je n’ai fait de l’auto-stop qu’une seule fois dans ma vie !

Mais Shahar Glick de la communauté religieuse d’Otniel au sud de la Cisjordanie est moins gêné par le terme. « Un pionnier n’est qu’une personne qui revendique son héritage », dit-il, se référant à la racine du mot hébreu. « Ce n’est pas un occupant. »

Le jeune homme de 18 ans a toutefois admis que le terme comporte un certain nombre de connotations. « Les gens de Yeruham (la ville du sud d’Israël où il est allé au lycée) ont cru que je passais mes soirées sur le bord de la route à lancer des pierres sur les Palestiniens, et mes amis d’Otniel me considèrent comme un gauchiste. Pourquoi ? A cause des préjugés », déplore-t-il.

Pendant un certain temps, Shon Vetshtein écoute tranquillement pendant que les autres adolescents débattent de la question.

Lorsqu’on lui demande s’il a quelque chose à ajouter, il répond non.

On the outside looking in at home, the West Bank city of Ariel (photo: Yossi Zamir/Flash 90)

L’implantation d’Ariel, en Cisjordanie. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

« Je ne vis pas vraiment dans une implantation. Ariel est une grande ville », dit-il au sujet de son agglomération du nord de la Cisjordanie, qui compte environ 20 000 habitants.

« Oui, les gens qui me rencontrent m’appellent parfois en plaisantant le ‘pionnier’, mais je n’ai vraiment pas l’impression d’en être un. Je n’ai fait de l’auto-stop qu’une seule fois dans ma vie et même là, ce n’était qu’un hasard », a-t-il ajouté.

Faire une balade en stop

La remarque de Vetshtein sur l’auto-stop succède à plusieurs autres faites par les autres qui soulignent l’importance du mode de transport alternatif dans leur vie en Cisjordanie.

Pour Glick, plutôt que la situation sécuritaire, ce qui influence le plus sa vie de pionnier, c’est le manque d’accès aux communautés voisines.

« La vie ici pour moi, c’est davantage la réalité d’avoir peut-être cinq bus disponibles par jour, une ligne pour chaque direction et des Palestiniens qui passent à des vitesses folles », explique le fils du député du Likud, Yehuda Glick, en souriant.

Englander raconte que les rares passages des bus la forcent parfois à arriver plusieurs heures en avance à l’école lorsqu’il y a un examen qu’elle ne peut pas se permettre de manquer.

Dans les communautés plus isolées de la vallée du Jourdain, l’auto-stop est également un mode de transport privilégié pour les jeunes qui n’ont pas de voiture. Cependant, Ofri Sela du Kibboutz Gilgal déclare que les parents de la vallée du Jourdain ne permettent généralement pas à leurs enfants d’attendre seuls à des carrefours à l’extérieur des agglomérations.

Des auto-stoppeurs au bord de la Route 60 (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

« Je connais deux familles qui ont perdu des proches lors d’attentats terroristes parce qu’ils attendaient seuls au carrefour. C’est la raison pour laquelle les gens sont extrêmement prudents », explique Sela.

Ce niveau de prudence semble étranger au reste du groupe, qui demande à la résidente du kibboutz Gilgal d’en dire plus sur la vie dans la vallée du Jourdain.

« On a l’impression que c’est le Néguev de Judée et de Samarie », plaisante Vetshtein en faisant référence à la Cisjordanie par ses noms bibliques.

Sela a expliqué que grandir dans la vallée du Jourdain signifiait avoir « un nombre limité d’amis », en raison de la faible densité de population des communautés du conseil régional, qui sont moins d’une centaine.

Mais cela n’altère pas la perception que Sela a de son enfance.

« Même si j’ai grandi au milieu de nulle part, j’ai l’impression que je peux maintenant mieux réussir en tant qu’adulte que la plupart des autres parce que j’ai été forcée dès mon jeune âge à apprendre à être indépendante », explique-t-elle.

« Big Brother fois un million »

Englander présente également une image positive de l’isolement des implantations, affirmant que cela a contribué à « une ambiance « de communauté » au sein de chaque ville.

Nahum raconte que sa classe de 70 élèves à Kedumim est particulièrement unie. Elle admet qu’à mesure que la communauté s’est développée, il a été plus difficile de conserver ce sentiment. Cependant, dit la jeune fille de 18 ans, la ville est consciente de la situation et s’efforce de veiller à ce qu’elle ne perde pas cette « convivialité communautaire ».

« Ils viennent d’ouvrir un bar à houmous où les gens traînent ensemble », dit Nahum.

(de gauche à droite) Noam Hasson, Shahar Glick et Shaun Vetshtein dans l’implantation de Peduel en Cisjordanie le 18 juillet 2018. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

« Pour beaucoup, cela ne les dérange pas de ne pas avoir de discothèques et de centres commerciaux parce qu’il y a une vie sociale dynamique », déclare Englander.

Mais Glick souligne qu’une communauté très unie a aussi ses inconvénients.

« Il y a une tonne de ragots ici. Prenez ‘Big Brother’ et multipliez-le par un million », dit-il, alors que ses camarades sourient d’un air entendu sur sa référence à l’émission de télé-réalité israélienne à succès.

Lorsqu’on lui demande s’il pense que l’atmosphère communautaire est spécifique aux petites communautés de Cisjordanie, Glick reconnaît que ce sentiment peut être retrouvé ailleurs, mais que les implantations offrent une saveur particulière.

« Il y a un style unique dans les implantations – comme dans les villages arabes environnants, le paysage à perte de vue, sans parler des Blundstones (chaussures) et des sandales de shoresh. Nous sommes comme des kibboutzniks, mais un peu différents », dit-il.

« Je suis une kibbutznik, pas comme une kibbutznik », corrige Sela.

Grimper dans les arbres plutôt qu’utiliser WhatsApp

À l’exception des bars à houmous et des pizzerias, les diplômés du secondaire reconnaissent que de nombreuses communautés de Cisjordanie – comme les petites villes situées à l’intérieur de la Ligne verte – ne disposent pas de lieux de rencontre adaptés pour les jeunes Israéliens à partir de la fin de l’adolescence.

« Jusqu’à l’âge de 17-18 ans, c’est incroyable. Vous grimpez aux arbres avec vos amis au lieu d’être collé à votre smartphone », se souvient Glick. « Mais en vieillissant, on commence à voir un peu plus les aspects négatifs. »

Le résident d’Otniel déclare que sa ville a récemment fermé son épicerie, le privant temporairement d’un endroit pour acheter du lait.

« C’est à ça que servent les voisins, mon frère », dit Noam Hasson de l’implantation de Michmash en Cisjordanie centrale.

Hasson est le seul membre du groupe qui ne compte pas retourner plus tard dans sa ville natale. L’adolescent dit qu’il a eu du mal à s’intégrer avec les autres jeunes qui sont très liés à la terre et rêvent de devenir officiers dans l’armée israélienne.

« Ce n’est pas moi », dit-il avec sincérité.

Néanmoins, Hasson souligne l’importance de maintenir la présence juive en Cisjordanie – un message auquel ses camarades s’associent.

« C’est l’idéologie dans laquelle j’ai été élevé », explique Nahum de Kedumim. « On nous a appris à comprendre où nous vivons et que ce n’est pas n’importe quel endroit au hasard en Israël. »

Bien que Glick s’identifie entièrement à cette idéologie, il pense que son importance a diminué.

« Il y a eu une sorte d’évolution à l’intérieur-même des implantations », explique Glick, dont les parents ont déménagé à Otniel il y a 20 ans afin de « renforcer » l’implantation à la suite d’une attaque terroriste meurtrière.

« C’était pour des raisons idéologiques », dit-il. « Bien qu’il soit clair pour moi que ces choses sont importantes, je ne les considère pas aussi vitales qu’avant. »

Selon Glick, c’est l’atmosphère accueillante pour les enfants qui le fera revenir au sommet des collines de Cisjordanie.

Pour Sela, l’idéologie n’a aucun lien avec l’importance de son foyer dans la vallée du Jourdain.

De jeunes enfants israéliens jouent avec l’eau au kibboutz Gilgal, situé dans la vallée du Jourdain, le 15 juillet 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Je n’aime pas parler d’idéologie. C’est définitivement l’atmosphère et la convivialité qui m’attirent ici. Tout le monde est sur un pied d’égalité ici. Aucune ville n’est seule », a déclaré la résidente du kibboutz Gilgal.

Ariel vs. Otniel

Mais l’argument de Sela au sujet de l’importance de l’égalité semble être propre aux implantations de la vallée du Jourdain.

Parce que lorsqu’on leur demande s’ils considèrent certaines communautés comme « plus importantes » que d’autres en ce qui concerne la croissance du mouvement des implantations, un débat fascinant se met en place.

« En fin de compte, je paie un prix plus élevé que lui pour vivre là où je vis », déclare Glick d’Otniel au sujet de Vetshtein d’Ariel, affirmant que la nature plus isolée de sa ville justifie des efforts de développement plus importants.

Bien que Vetshtein ait reconnu l’importance des petites implantations comme Otniel, il estime qu’elles ont moins d’influence.

« Plus une communauté est développée, plus elle a de pouvoir. »

Le jeune homme de 18 ans se souvient d’avoir entendu des « rumeurs » lorsqu’il était enfant sur la possibilité qu’Ariel soit évacuée.

Vetshtein se demande alors à haute voix si c’est une tactique des responsables politiques pour promouvoir le développement de l’implantation.

Des soldats, des policiers et des civils bloquent l’entrée de l’implantation d’Otniel dans le sud de la Cisjordanie le 17 janvier 2016. (Crédit : AFP / MENAHEM KAHANA)

« Aujourd’hui, nous sommes une énorme ville, et il n’y a plus aucun risque qu’ils nous fassent partir d’ici », dit-il de façon pragmatique.

Le résident d’Ariel conteste également l’affirmation de Glick concernant le risque plus grand qu’il prend en vivant à Otniel.

« Du point de vue des attaques terroristes, bien qu’il y ait souvent plus de risques pour ces endroits plus éloignés, à la jonction Ariel, nous avons eu pas mal d’attaques », explique Vetshtein en parlant de l’échangeur du nord de la Cisjordanie où Itamar Ben Gal a été poignardé à mort en février dernier.

Évacuations des implantations

En ce qui concerne les évacuations des implantations, aucun des six adolescents interrogés ne déclare avoir participé à des manifestations qui visaient à empêcher les bulldozers d’atteindre les maisons le jour des démolitions.

Pour les non-initiés, protester contre la destruction des maisons israéliennes peut être considéré comme important pour les membres du mouvement des implantations, mais les adolescents disent que ce n’est pas si simple.

« Je ne me suis rendu à aucune évacuation. Je pense qu’il est important que les gens y aillent, mais personnellement je n’aime pas assister à ce genre de choses », explique Hasson de Michmash.

Les forces de police israéliennes évacuent les gens de la synagogue de l’avant-poste illégal d’Amona, le deuxième jour de l’expulsion le 2 février 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90).

Lorsqu’on lui demande si d’autres personnes perçoivent son absence à de telles manifestations comme une prise de position, Hasson n’est pas d’accord.

« Cela n’a rien à voir avec l’idéologie. Ce n’est pas parce que j’habite ici que vous devez interpréter chaque geste que je fais comme une grande déclaration idéologique. »

Englander et Nahum se souviennent de s’être rendus à Amona et Ofra en 2017 pour manifester leur solidarité avec les familles dont les maisons ont été démolies par la suite.

« J’aurais très bien pu être à leur place », dit Nahum.

Mais aller plus loin et se barricader à l’intérieur d’une maison destinée à être rasée, comme c’est souvent le cas lors de telles évacuations, n’est pas un acte dans lequel la résidente de Kedumim se reconnaît.

« Je ne suis pas du genre à frapper les soldats… On en arrive toujours à ce genre de choses », ajoute-t-elle.

« Il faut aussi se demander pourquoi ces gens se sont installés là-bas alors que les constructions ne sont pas légales », ajoute Englander, des propos inattendus pour un Israélien de Cisjordanie.

Alors que la communauté internationale considère que toutes les implantations sont illégales, Israël fait la différence entre les habitations légales construites et autorisées par le ministère de la Défense sur des terres appartenant à l’État et les avant-postes illégaux construits sans les permis nécessaires, souvent sur des terres privées palestiniennes.

Ce n’est pas parce que j’habite ici que vous devez interpréter chaque geste que je fais comme une grande déclaration idéologique.

Englander fait référence à l’avant-poste d’Amona, que la Cour suprême de justice a jugé devoir être démoli en raison de sa construction sans les permis nécessaires sur des terres appartenant à des Palestiniens.

Glick intervient alors immédiatement. Il explique qu’un nombre considérable de maisons en Cisjordanie sont illégales et que les habitants sont souvent forcés de construire d’abord et d’obtenir une autorisation après coup.

Mais Englander et d’autres ne semblent pas entièrement convaincus.

Respect, mais méfiance

Le débat se porte ensuite sur la nature de la relation de ces adolescents avec leurs voisins palestiniens.

« Respect, mais méfiance », dit Ayala, citant une vieille phrase hébraïque alors que la plupart des membres du groupe hochent la tête en signe d’approbation.

Vetshtein est le seul à dire qu’il a un ami palestinien, un jeune homme avec qui il a travaillé à la piscine locale.

« Chez nous, il y a plus d’interaction », explique Sela du Kibboutz Gilgal. « Ce n’est pas comme si on se rendait visite l’un chez l’autre, mais j’ai travaillé dans un grand magasin avec un Palestinien et on plaisantait souvent. »

Un ouvrier palestinien et un employé juif de SodaStream dans l’usine du parc industriel de Mishor Adumim, le 2 février 2014. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

« Et tu lui faisais confiance à 100 % ? » demande Englander.

« Oui, mais il n’y avait pas de motif de méfiance. Nous ne faisions que travailler ensemble. », explique Sela.

Glick raconte qu’il croise de temps en temps des bergers palestiniens des villages voisins qui l’invitent chez eux pour prendre un café.

« Mais je ne peux pas y aller parce que c’est dangereux », dit-il.

Lorsqu’on leur demande s’il est aussi dangereux pour les Palestiniens de se rendre dans les villages juifs, les réactions sont divisées.

« Chaque groupe a ses extrêmes », dit Nahum.

Glick proteste et affirme que les attentats terroristes ont fait beaucoup plus de victimes juives que les attentats contre des Palestiniens.

La poignée de main entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, accompagnés de Bill Clinton, après la signature des Accords d’Oslo, le 13 septembre 1993. (Crédit : Vince Musi/The White House/Wikimedia commons)

L’interaction limitée avec les Palestiniens que les jeunes adultes ont décrite montre leur perception sur les chances de paix.

Se référant à un principe talmudique, Englander dit que le conflit entre les deux peuples a ses racines dans le fait que « Ésaü hait Jacob ».

Glick rejette l’idée selon laquelle la discorde entre Israéliens et Palestiniens est prédéterminée, et prétend qu’elle ne sera pas résolue par deux dirigeants qui vont se serrer la main sur la pelouse de la Maison Blanche.

(de gauche à droite) Ayala Englander, Shay Nahum et Ofri Sela dans l’implantation de Peduel en Cisjordanie le 18 juillet 2018. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

« Cette guerre n’est pas menée par deux armées. Vous avez le terrorisme et la haine venant de l’autre côté qui sont profondément enracinés. Par conséquent, la paix ne viendra que de la base pour remonter vers le haut », affirme-t-il.

Quant au compromis, les adolescents sont convaincus qu’il n’y a rien à céder.

« Quel compromis ? » demande Nahum sans détour. « Le fait qu’ils vivent avec nous dans de bien meilleures conditions que dans les autres pays de la région est un compromis en soi ».

Les enfants vont bien

Malgré le peu de perspectives, ces diplômés du secondaire ne semblent pas découragés par rapport à l’état actuel des choses au-delà de la Ligne verte ni par rapport à leurs intentions de revenir un jour.

« Nous vivons une vie normale ici comme tout le monde », déclare Vetshtein.

Les adolescents exhortent les Israéliens à ne pas adopter certains des stéréotypes utilisés pour décrire la vie en Cisjordanie.

« Aucun d’entre nous ne vit au sommet d’une colline au milieu de nulle part », plaisante Nahum.

« Ne pensez pas que nous souffrons. On se sent vraiment bien ici », ajoute Hasson.

« Et la vue est incroyable ! »







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