Pourquoi les USA veulent lire les emails du patron de Facebook (et pas que)

Ironie du sort, les autorités américaines s’intéressent au contenu des emails des dirigeants de plusieurs entreprises comme Facebook, mais aussi Amazon, Google et Apple.

En effet, l’accès à ces courriels pourrait permettre aux autorités américaines de savoir si les sociétés se laissent aller à des pratiques déloyales en ce qui concerne la concurrence.

Les emails de Facebook, Amazon, Apple et Google intéressent les autorités

Comme l’indique Reuters dans un article sur le sujet, les emails recherchés concernent principalement les acquisitions que Facebook et autres ont faites au cours de ces dernières années. Pour Facebook, il s’agit d’Instagram et de WhatsApp, pour Amazon, c’est le rachat de Whole Food qui sera scruté de près.

En ce qui concerne particulièrement Facebook, le réseau social s’est vu demander plus d’informations sur son projet de fusion entre ses applications WhatsApp, Messenger et Instagram.

Quant à Apple, les autorités se questionnent sur le fait que la firme pourrait potentiellement favoriser ses propres produits dans son App Store au détriment des applications tierces. Le Comité judiciaire de la Chambre des représentants a donc demandé à la marque à la pomme de lui donner plus de précisions sur le sujet, mais aussi sur ses parts de marché, ses concurrents ou encore ses produits.

Dans le cas de Google, la situation est un peu différente puisque cela concerne YouTube et Android. De la même façon, la firme suscite un intérêt des législateurs quant au fait qu’elle permet à ses utilisateurs de se connecter automatiquement à Chrome pour accéder à ses différents services tels que sa messagerie, son espace de stockage ou son agenda.

Plus globalement, Jerrold Nadler, président du Comité judiciaire de la Chambre des représentants a déclaré à Reuters : « Il est de plus en plus évident qu’une poignée d’entreprises en sont venues à s’approprier une part démesurée du commerce et des communications en ligne ».

Doug Collins, représentant républicain de Ranking, a ajouté : « Cette information est essentielle pour aider à déterminer si des comportements anticoncurrentiels se produisent, si nos organismes d’application de la loi antitrust devraient enquêter sur des questions spécifiques et si nos lois antitrust ont besoin d’être améliorées pour mieux promouvoir la concurrence sur les marchés numériques ».



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