Robben, van Persie et Sneijder à la retraite… une page de légende se tourne aux Pays-Bas

Un été, trois légendes. Les Pays-Bas viennent de perdre un trio mythique en l’espace de quelques mois. Après une dernière expérience à Al-Gharafa, au Qatar, Wesley Sneijder a annoncé ce lundi la fin de sa carrière de joueur. A 35 ans. Au même âge que Robin van Persie, qui a raccroché en fin de saison dernière (et fêté depuis ses 36 ans) et qu’Arjen Robben, retraité depuis une poignée de semaines. Trois noms qui auront marqué l’histoire du foot néerlandais. Et du foot tout court.

Ensemble, ils ont atteint la finale de la Coupe du monde 2010, perdue face à l’Espagne en prolongation sur une frappe d’Andrés Iniesta (1-0). Ils ont également terminé troisièmes de l’édition 2014. Plus jeunes, Robben et Sneijder avaient aussi fait partie du groupe demi-finaliste de l’Euro 2004. Autant dire qu’une page se tourne pour les Néerlandais, avec la fin de cette génération dorée (1983-84).

Sneijder, le Ballon d’Or officieux en 2010

Certains estiment qu’il aurait mérité le Ballon d’Or en 2010. Mais Wesley Sneijder a finalement échoué à la quatrième place de cette promo, derrière les Barcelonais Messi, Iniesta et Xavi, alors qu’il avait réalisé un superbe triplé avec l’Inter (Ligue des champions-Serie A-Coupe d’Italie). Ça ne l’a pas empêché d’effectuer une carrière exceptionnelle.

Après avoir débuté avec Rafael van der Vaart à l’Ajax, le milieu de terrain a porté les couleurs du Real Madrid, de Nice et de Galatasaray. Champion dans quatre pays différents (Pays-Bas, Espagne, Italie, Turquie), l’artiste au toucher de velours a inscrit 183 buts et délivré 173 passes décisives (toutes compétitions confondues). De quoi laisser une belle empreinte dans les livres d’Histoire.

Robben, l’immense palmarès

C’est quasiment une marque déposée. En partant de son aile droite, Arjen Robben rentre sur son pied gauche et enroule petit filet opposé. Tout le monde connaît cette action. Mais elle a pourtant marché durant près de vingt ans. Avec 239 buts et 188 passes décisives en 689 matchs (toutes compétitions confondues), l’ailier au crâne dégarni a affolé les défenses et marqué les esprits du monde entier. Quatrième du Ballon d’Or 2014, derrière Ronaldo, Messi et Neuer, le gaucher s’est construit un palmarès monstrueux.

Sacré champion à douze reprises, dont huit fois en Allemagne, il est devenu une vraie star au Bayern Munich. Personne n’oubliera son but face à Dortmund en finale de la Ligue des champions 2013. Ni son binôme de feu avec Franck Ribéry. Et ce n’est pas ce face-à-face manqué en finale du Mondial 2010 qui ternira le tableau de ce dribbleur hors-pair, passé par Groningue, le PSV Eindhoven, Chelsea et le Real Madrid.

Van Persie, le buteur spectaculaire

C’est celui qui termine avec le CV le moins reluisant des trois. Avec une armoire à trophées plutôt modeste. Mais ce n’était pourtant pas le moins doué de la bande. En dix-huit ans de carrière, Robin van Persie a laissé des souvenirs indélébiles aux amateurs de football. Avec sa technique aérienne, son sens du but et son jeu spectaculaire, le natif de Rotterdam s’est fait un nom qu’on ne risque pas d’oublier. De Feyenoord à Manchester United, en passant par Arsenal et Fenerbahçe, l’élégant attaquant s’est fait remarquer sur le pré grâce à ses inspirations de génie. A l’image de cette tête plongeante inoubliable lors du Mondial 2014.

Avec 324 buts et 117 passes décisives en 696 matchs (toutes compétitions confondues), il laisse derrière lui des stats impressionnantes. Et conserve pour l’instant son statut de meilleur buteur de l’histoire des Pays-Bas (50). Il ne lui manque au final que le palmarès. Avec pour seuls trophées majeurs une Coupe de l’UEFA (ancêtre de la Ligue Europa) en 2002 et un championnat d’Angleterre en 2013, la moisson n’a clairement pas été à la hauteur de son talent.



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