Rosie Davis, ce film mettant en lumière le drame de l’habitat auquel la société s’est habituée

Ce mercredi 13 mars, un film est sorti sur nos écrans, Rosie Davis ; il est déchirant et magnifique.

Rosie Davis et son mari forment avec leurs quatre jeunes enfants une famille modeste mais heureuse. Le jour où leur propriétaire décide de vendre la maison, leur vie bascule dans la précarité. Trouver une chambre, même pour une nuit, est un défi quotidien. Les parents affrontent l’épreuve avec courage en veillant à protéger leurs enfants. 

« Je cherche une chambre », téléphone une énième fois la maman, « juste une nuit », mais il n’y a pas de place, jamais de place.

Un des enfants revient en courant vers sa maison ; les parents de le rattraper : « on n’habite plus là ». Le désarroi. Tout s’effondre.

Entendons le cri déchirant des parents : « nous ne sommes pas seulement à la rue, nous sommes juste paumés, perdus ».

Que de « Rosie Davis » touchées par ce malheur qui s’aggravera, dans quelques jours, avec la fin de la trêve hivernale.

Impossible de s’habituer à ces appels : ce soir, dans 8 jours, je serai dans la rue ou dans une voiture. Un drame quotidien. Aidez-moi à trouver un abri pour protéger les miens.

5 mois depuis le début de la trêve qui tragiquement est aussi celle ou rien n’est vraiment fait pour faire face aux situations inacceptables. Une trêve qui, si elle donne rendez-vous aux beaux jours, ne les offre pas aux plus vulnérables.

Il nous faut refuser d’entendre comme suprême alibi que l’expulsion est liée à des comportements asociaux ou à des locataires de mauvaise foi. Certes, ces situations existent mais, pour l’essentiel, les procédures concernent les familles se trouvant dans l’impossibilité de faire face aux charges, tant elles sont en rupture avec leurs ressources.

La rue est une peine qui ne peut être infligée à des enfants et à nos frères d’infortune qui hibernent dans la misère sans que nous nous inquiétons de leur offrir un printemps, celui d’un logement laissant un ‘reste à vivre’ décent.

La trêve hivernale s’achève. Qui n’éprouve pas une nécessaire mobilisation pour une trêve du malheur, à défaut d’avoir pu l’éradiquer. Ne sommes-nous pas là dans une perspective d’équité pour ne point punir deux fois ceux qui ne le sont que trop.

Ensemble mobilisons-nous, des solutions existent.

 

Bernard Devert

 

 

 

 

Bernard Devert



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