Soudan du Sud : l’envoyé de l’ONU appelle les rivaux à régler les questions en suspens

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Un an et six jours après la signature de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit, les dirigeants politiques ont honoré certaines des attentes du pays, « mais très certainement pas l’ensemble », a signalé mercredi le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan du Sud, David Shearer, venu présenter au Conseil de sécurité le dernier rapport trimestriel sur la question.

M. Shearer a toutefois salué la rencontre, la semaine dernière, entre le Président Salva Kiir et le chef du Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan dans l’opposition (M/APLS dans l’opposition), Riek Machar, dans la capitale sud-soudanaise. Cet évènement, a-t-il dit, leur a permis de discuter des aspects de l’Accord qui demeurent non résolus.

Au nombre d’entre eux, le Représentant spécial a mentionné l’unification des forces de sécurité. Selon lui, des divergences fondamentales persistent en effet entre l’opposition, qui envisage une refonte du secteur sécuritaire, et le gouvernement, qui souhaite intégrer les troupes de l’opposition aux forces armées existantes.

Quant aux divisions administratives du pays, M. Shearer a noté l’absence de consensus concernant le nombre d’États sud-soudanais et la délimitation des frontières. S’agissant de la formation d’un gouvernement transitoire d’union nationale, censée intervenir d’ici le 12 novembre, le Représentant spécial a également noté que la répartition des portefeuilles, prévue par l’Accord revitalisé, n’avait toujours pas eu lieu.

En matière sécuritaire, M. Shearer a salué le maintien du cessez-le-feu permanent dans la plupart du pays, où plus de 130 rapprochements ont été organisés au niveau local. Malgré la réduction des violences, les obstacles administratifs aux livraisons humanitaires demeurent encore trop fréquents, a-t-il toutefois déploré, mentionnant également que le gouvernement rend difficile l’accès de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) à certains civils ayant besoin de protection. De même, le retour des personnes déplacées se trouvant actuellement dans des sites de protection des civils se trouve freiné par l’insuffisance des services d’éducation et de santé, ainsi que par les préoccupations concernant le processus de paix.

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Le processus de paix demeure donc précaire, mais des progrès ont été accomplis, a conclu M. Shearer, un avis partagé dans l’ensemble par les membres du Conseil, qui ont tous salué la rencontre entre MM. Kiir et Machar à Djouba. 

Ce face-à-face « tant attendu » est un « un pas dans la bonne direction » qui permettra de « sortir de l’impasse politique » actuelle, s’est notamment félicitée l’Afrique du Sud. 

Ce processus est toutefois « trop focalisé » sur le dialogue entre élites politiques, ont estimé les États-Unis, appelant à centrer les efforts de réconciliation sur les besoins de la population, en prenant des « mesures concrètes » pour garantir le retour en toute sécurité des personnes déplacées.





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