Tunisie : 75 migrants bloqués au large depuis 10 jours

Colère, lassitude et maladies gagnent le pont du « Maridive 601 ».
Les 75 migrants partis de Libye et secourus en pleine mer vendredi 31 mai par un navire commercial attendent l’autorisation de débarquer en Tunisie.

Le navire battant pavillon égyptien mouille à quelques milles nautiques du port de Zarzis dans le sud tunisien. Les autorités refusent au patrouilleur-remorqueur le droit de débarquer ses passagers clandestins.
La société Shell, qui affrète le navire, a fourni des biens de première nécessité, et des médicaments contre la gale qui toucherait une trentaine de personnes.

Majoritairement originaires du Bangladesh, les 75 migrants, dont une trentaine de mineurs, demandent à rejoindre les camps du Croissant-Rouge sur le sol tunisien pour ensuite gagner l’Europe.

Mais le gouverneur de la région, à Médenine, refuse de les laisser entrer dans le pays, car il affirme ne pas disposer de moyens logistiques suffisants.
Les centres d’hébergement sur place sont déjà surchargés.

Ces dernières heures, des déclarations contradictoires ont fait état d’une issue trouvée par les autorités. Pourtant les migrants viennent de passer leur dixième nuit à bord. Et l’OIM, l’Organisation internationale des migrations, habituée à prendre en charge les frais en cas de retour volontaire au pays, n’a pas rencontré ces candidats à l’exil.

Le sauvetage en pleine mer d’une embarcation en perdition « relève du miracle » selon une association de défense des droits de l’homme qui affirme que « les naufrages dont personne n’entend parler se multiplient en Méditerranée ».

rfi







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