June 22, 2018

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le général Bouréma Condé, entouré des membres de son cabinet, a reçu le mardi 5 juin 2018, à 9 heures, une délégation de l’Ambassade de France. Une délégation conduite par S.E M l’Ambassadeur Jean-Marc Grosgurin.

D’entrée de jeu, le diplomate français a félicité son hôte pour sa reconduction à la tête du très stratégique département en charge de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. S.E M l’Ambassadeur Jean-Marc Grosgurin s’est également réjoui de la visite que le nouveau Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana, accompagné du ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation et de celui de la Défense nationale, a bien voulu rendre la veille au chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, pour essayer de renouer le fil du dialogue entre les deux bords politiques, dans l’intérêt supérieur de la nation guinéenne.

Le chef de la délégation française a ensuite donné l’objectif de cette visite au MATD. Il s’agit en effet d’explorer des opportunités de coopération dans les domaines spécifiques de l’Etat civil et de la migration illégale. S.E M l’Ambassadeur Jean-Marc Grosgurin a fait savoir que son pays encourage la migration légale mais qu’il se fait aussi le devoir, comme tous les autres pays de l’Union européenne, de combattre la migration illégale sous toutes ses formes.

Membre de la délégation, un représentant du ministère français de l’Intérieur a renchéri en indiquant qu’il va falloir identifier les pistes de travail afin de lutter efficacement contre le phénomène de plus en plus dangereux qu’est la migration illégale, notamment entre l’Afrique et l’Europe.

En réponse, le ministre Bouréma Condé a tout d’abord souhaité la bienvenue à la délégation conduite par S.E M. l’Ambassadeur de France en Guinée. Il dira que l’Etat civil et la migration illégale sont deux sujets de préoccupation pour son gouvernement. « La migration illégale ne profite à personne », a-t-il martelé avec le franc-parler qu’on lui connaît. Pour lui, l’idéal serait qu’on garde les jeunes au pays en leur donnant espoir par une formation qualifiante et la création des emplois bien rémunérés. Toute chose qui les détournerait de la route de l’exil qui passe malheureusement par la Méditerranée, devenue ces derniers temps un véritable cimetière sous-marin pour les migrants africains et asiatiques.

Le ministre Bouréma Condé rappellera par ailleurs l’impérieuse nécessité d’avoir dans le pays des documents d’Etat civil sécurisés afin de lutter contre la falsification. Il a cité en exemple le projet-pilote exécuté dans la région forestière grâce au précieux accompagnement de l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’Enfance).

En sa qualité de président du comité de suivi de l’accord politique inter-guinéen, monsieur le ministre a tenu à remercier chaleureusement S.E M l’Ambassadeur de France pour ses bons conseils, ses observations pertinentes et sa participation de qualité aux travaux dudit comité.

Des discussions plus approfondies ont été annoncées avec les services techniques du département.

Service Communication du MATD

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