Accord pour un cessez-le-feu en Libye

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Les armes se taisent ce dimanche 12 janvier en Libye. L’homme fort de l’est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, a annoncé samedi un cessez-le-feu après plusieurs mois de combat pour prendre le contrôle de la capitale Tripoli, à la suite d’un appel en ce sens lancé par Moscou et Ankara.

Un appel aussi entendu par le Gouvernement d’union nationale (GNA) qui a accepté cet accord, quelques heures après l’annonce par leur rival, le maréchal Khalifa Haftar, de la cessation des hostilités.

Le chef du GNA reconnu par l’ONU, Fayez Al Sarraj, a annoncé dans un communiqué « un cessez-le-feu à partir du (dimanche) 12 janvier à minuit », soulignant le « droit légitime » de ses forces de « riposter à toute attaque ou agression qui pourrait provenir de l’autre camp ».

Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, acteurs clé du conflit, avaient appelé mercredi à un cessez-le-feu à partir de dimanche, tandis que Haftar prévoyait initialement de poursuivre son offensive.

Ses forces ont finalement accepté samedi une trêve, prévenant toutefois dans un bref communiqué que la riposte serait « sévère en cas de violation de la trêve par le camp adverse ».

« Il est important de mettre fin enfin à la confrontation armée »

Avant l’annonce du maréchal Haftar, Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel s’étaient rencontrés samedi à Moscou, en tant que médiateurs dans ce conflit en Libye, dont Berlin redoute qu’elle ne devienne une « seconde Syrie ».

De son côté, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a reçu samedi à Alger un émissaire de son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, qui préside le comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye.

Ankara a déployé des militaires en janvier pour soutenir le gouvernement reconnu (GNA) de Fayez al-Sarraj, tandis que la Russie, malgré ses dénégations, est fortement soupçonnée de soutenir les troupes rivales du maréchal Haftar. « Il est important de mettre fin enfin à la confrontation armée », a insisté Vladimir Poutine.

La chancelière allemande, en visite en Russie pour la première fois depuis le printemps 2018, a salué les efforts russo-turcs, et dit espérer pouvoir bientôt lancer « les invitations pour une conférence à Berlin sous l’égide de l’ONU », afin que la Libye puisse redevenir un pays « souverain et pacifié ». Pour Vladimir Poutine, une telle conférence serait un « pas dans la bonne direction ».

La Libye est plongée dans le chaos depuis le soulèvement de 2011 qui a conduit à la mort du Mouammar Kadhafi. Pour la Russie, les Occidentaux sont responsables, l’Otan ayant avec ses bombardements provoqué la chute du régime et le morcellement du pays.





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