Conakry, entre votes communautaires et indécis – Jeune Afrique

Lors du premier tour de la présidentielle, dimanche 18 octobre, comment les électeurs de Conakry vont-ils voter ? Si, à l’image du pays, la capitale est partagée en « fiefs » électoraux, il faudra compter avec les indécis…


Pour son dernier acte de campagne avant le silence médiatique que les candidats doivent s’imposer depuis vendredi 16 octobre à minuit, Cellou Dalein Diallo s’est offert un gigantesque bain de foule à Conakry. Alors que, pour ses derniers meetings de campagne, Alpha Condé avait choisi de boucler sa tournée à l’intérieur du pays, réunissant plusieurs dizaines de milliers de personnes dans son fief de Kankan, en Haute-Guinée, ou encore à Nzérékoré, en Guinée forestière, le leader de l’opposition avait choisi de clore la sienne dans la capitale.

Une mobilisation « historique à Conakry », s’est félicité Cellou Dalein Diallo sur son compte Twitter.

« Tout le Fouta [la région d’origine du candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée – UFDG] s’est vidé pour accompagner le candidat de l’UFDG, pour donner l’impression du nombre », a dénoncé dans la foulée le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, directeur de campagne d’Alpha Condé, lors d’un entretien diffusé sur Djoma TV le soir même.

Bastions électoraux

Si le sujet est si sensible, c’est que Conakry est, sans surprise, au centre des attentions des candidats. D’autant plus que la très complexe géographie politique de Conakry, qui concentre un peu plus de 1 million d’électeurs guinéens – soit 19 % du corps électoral –, fait écho à celle que l’on retrouve au niveau national, avec des « bastions » électoraux acquis au Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-Ciel), d’Alpha Condé, et d’autres à l’UFDG, de Cellou Dalein Diallo.



SOURCE : jeuneafrique.com

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