Des employés d’Amazon se préparent à questionner leur PDG Jeff Bezos lors d’une réunion de tout le personnel sur la vente d’un logiciel de reconnaissance faciale à la police américaine

Le PDG d’Amazon Jeff Bezos. Joshua Roberts/Reuters

  • Les employés d’Amazon ont publiquement et ouvertement critiqué l’entreprise pour avoir vendu son logiciel de reconnaissance faciale, appelé Rekognition, à la police.
  • Les employés d’Amazon demandent à leurs collègues d’augmenter la pression sur la société lors d’une réunion du personnel jeudi en questionnant le directeur général Jeff Bezos sur les relations d’Amazon avec les forces de l’ordre, selon le site internet Recode.
  • Depuis juin, des centaines d’employés d’Amazon ont fait une pétition pour demander à la société d’interrompre les ventes du logiciel Rekognition et de rompre les liens avec Palantir, une société dont le logiciel est utilisé par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) dans son programme d’expulsion et de suivi.

Lors d’une réunion du personnel jeudi, les employés d’Amazon devraient prendre de nouvelles mesures pour questionner leur PDG, Jeff Bezos, au sujet de pratique controversée de l’entreprise qui a vendu son logiciel de reconnaissance faciale à la police et à une société connue pour travailler avec les autorités d’immigration.

Le site américain Recode rapporte que les employés d’Amazon prévoient d’inonder de questions les dirigeants d’Amazon sur la relation de l’entreprise avec les forces de l’ordre pour qu’ils ne puissent plus ignorer le problème. La réunion, qui sera diffusée en direct aux employés du monde entier, est prévue jeudi.

« Nous pensons que si suffisamment de personnes posent des questions, nous aurons plus de chances que la direction rende des comptes », a écrit un employé d’Amazon à ses collègues dans un email obtenu par Recode.

Ce mouvement est dirigé par un groupe d’employés d’Amazon qui ont critiqué un logiciel d’intelligence artificielle de la société appelé Rekognition, selon des emails internes obtenus par Recode.

Amazon décrit Rekognition comme un outil de reconnaissance faciale pouvant être utilisé à des fins telles que « prévenir le trafic d’êtres humains » et « empêcher l’exploitation des enfants ». Cependant, l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a révélé en mai qu’Amazon avait vendu ce logiciel au gouvernement et aux forces de l’ordre à des fins de surveillance publique et d’identification de « suspects ».

Des centaines d’employés ont déjà demandé à Jeff Bezos d’arrêter cette pratique. Dans une lettre publiée en juin, les employés ont demandé à Amazon d’arrêter de vendre Rekognition à la police et de prendre des mesures pour renforcer sa responsabilité et sa transparence. Les employés ont également demandé à la société de rompre ses liens avec Palantir, une entreprise de données connue pour avoir fourni un logiciel à la police de contrôle aux frontières (ICE) pour son programme d’expulsion et de suivi.

Amazon n’est pas la seule entreprise dont les employés protestent contre ses relations avec le gouvernement américain. Après que les salariés de Google ont condamné leur employeur pour sa participation à un programme gouvernemental appelé Project Maven, l’entreprise a annoncé en juin qu’elle ne renouvellerait pas son contrat avec l’armée. Des mouvements similaires ont eu lieu dans d’autres sociétés du secteur de la haute technologie, comme Microsoft et Salesforce.

Recode rapporte qu’Amazon n’a pas encore répondu de manière officielle aux employés qui ont présenté une pétition en juin. Cependant, Jeff Bezos a défendu les relations d’Amazon et d’autres sociétés tech avec les autorités fédérales. Lors d’une conférence le mois dernier, Jeff Bezos a déclaré qu’Amazon « continuerait à soutenir » le gouvernement américain.

« L’une des missions de l’équipe de direction est de prendre la bonne décision, même lorsqu’elle est impopulaire », a déclaré Jeff Bezos. « Si les grandes entreprises de technologie tournent le dos au Département de la Défense des États-unis, notre pays sera en difficulté. »

La manifestation en interne chez Amazon intervient une semaine après que près de 17.000 employés de Google ont organisé une large manifestation au sein de l’entreprise pour exprimer leur mécontentement sur la manière dont le géant de la technologie gère les comportements sexistes.

Version originale: Paige Leskin/Business Insider

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