deux religieuses retrouvées en vie après une attaque djihadiste

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Au Mozambique, les deux religieuses disparues à la suite d’une attaque armée contre le port de Mocimba da Praia sont désormais « saines et sauves », a déclaré l’évêque de leur diocèse, Mgr Luiz Fernando Lisboa, dimanche 6 septembre. Les sœurs Eliane da Costa et Sœur Inés Ramos, de la congrégation catholique de saint Joseph de Chambéry, ne donnaient plus signe de vie depuis qu’un groupe terroriste avait pris la ville portuaire d’assaut au début du mois d’août.

La ville portuaire prise d’assaut

Depuis trois ans, la région de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, est en proie à des attaques armées très meurtrières menées par des groupuscules islamistes, dont certains se revendiquent de l’État islamique. Un climat de grande violence s’est installé dans les villages où les djihadistes terrorisent la population ; ils ont déjà fait 1 300 morts selon l’ONG The Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled).

L’agence de presse vaticane Fides rapporte que les deux religieuses, d’origine brésilienne, ont été enlevées pendant une attaque menée par des miliciens de la mouvance islamique « Al-Chabab » (« les jeunes »), au début du mois d’août, dans le port de Mocimba da Praia.

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Le 12 août, après plusieurs jours d’assaut, les djihadistes sont finalement parvenus à s’emparer de la ville située dans la région riche en réserves de gaz de Cabo Delgado, malgré la mobilisation de l’armée mozambicaine.

Un mois sans nouvelles de la communauté religieuse

Dans un entretien avec la fondation catholique Aide à l’Église en Détresse (AED), le père Kwiriwi Fonseca explique que son diocèse de Pemba, dans la région de Cabo Delgado, a perdu le contact le 5 août avec le couvent des deux religieuses et sa soixantaine de membres plutôt âgées, alors que les attaques djihadistes faisaient rage. L’agence Fides explique que les religieuses auraient ensuite été enlevées à leur communauté religieuse et auraient passé vingt-quatre jours en captivité. Sans donner davantage d’information sur les conditions de leur détention et leur libération, l’évêque du diocèse de Pemba, Mgr Luiz Fernando Lisboa, a confirmé qu’elles étaient aujourd’hui « saines et sauves ».

L’évêque de Pemba dénonce un climat de terreur dans la région de Cabo Delgado avec l’explosion de la violence djihadiste dans le pays depuis 2017. Si la situation des populations locales et de l’Église catholique dans le nord du Mozambique est longtemps restée peu médiatisée sur la scène internationale, le pape avait attiré l’attention sur cette crise en se rendant dans le pays en septembre 2019, pour y prêcher la paix.





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