Samedi, Evan Fournier a réalisé un premier bilan de son début de saison. Comme à son habitude, le Français a lâché ses vérités : il sait qu’il n’a pas encore affiché le niveau attendu aux New York Knicks.

Signé pour 78 millions de dollars sur 4 ans, l’arrière doit permettre à cette équipe de continuer son renouveau. Mais jusqu’à maintenant, le joueur de 29 ans a surtout eu une grosse irrégularité. Avec une maladresse assez préoccupante.

Encore inconstant sur les derniers matches, il semble tout de même sur la bonne voie. La preuve avec sa récente performance contre les Los Angeles Lakers (106-100).

Evan Fournier, une agressivité à maintenir

Il s’agit en réalité de l’un des meilleurs matches du Tricolore depuis le début de la saison. Probablement même le meilleur depuis sa première rencontre face aux Boston Celtics (32 points). Immédiatement dans le bon rythme, il a gagné en confiance au fil de la partie.

Il faut dire que sur ce match – et il ne s’agit pas toujours d’une certitude sur cet exercice -, Fournier a eu une belle adresse. A 8/14 aux tirs, l’ancien du Orlando Magic a régalé à longue distance : 6/9. Une agressivité retrouvée qui a totalement charmé son entraîneur Tom Thibodeau.

“Il a été formidable, j’ai trouvé qu’Evan n’a pas hésité. Nous avons fait un bon travail en le cherchant au début et il s’est mis dans un bon rythme. Je pense que nos titulaires ont très bien joué pour nous permettre de prendre l’avantage.

Nous avions un bon rythme en attaque. Je pense que nous allons clairement dans la bonne direction”, a apprécié le coach des Knicks face à la presse.

Depuis le début de cet exercice, Thibodeau persiste et signe : Fournier doit jouer son jeu. Paradoxalement, le technicien new-yorkais demande au Français de se montrer plus égoïste. Et dans une période d’adaptation, le natif de Paris fait de son mieux pour trouver sa place dans une équipe en construction.

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Une clé pour les Knicks ?

Car il faut aussi le dire : Fournier n’est pas aidé par les difficultés connues par les Knicks. Malgré un bilan positif (10 victoires – 8 défaites), New York a du mal à trouver la bonne formule. Notamment avec son 5 majeur, pas toujours performant.

Pour secouer ses hommes, Thibodeau n’hésite d’ailleurs pas à “punir” ses titulaires, parfois sur le banc dans les moments chauds. Plutôt que de se vexer, le Tricolore tente de répondre sur le parquet à ce choix.

“Bien sûr, je suis plus à l’aise sur le terrain que sur le banc. Évidemment, en tant que joueur, vous voulez rester sur le terrain le plus longtemps possible. Je profite du moment présent, à 100%. Il y a une stat que j’aime bien savoir : le nombre de matches que nous avons perdu malgré une avance de 15 points.

Nous devons jouer de la même façon en menant de 20 points ou en perdant de 10. Mec, nous pouvons être très bons. Nous devons juste avoir confiance en notre façon de jouer”, a résumé Fournier.

Un constat qui vaut pour les Knicks, mais aussi pour Fournier. Et finalement, les deux sont probablement liés. Pour trouver son rythme, l’arrière a besoin d’un collectif plus fort. Pour trouver la bonne formule, New York a besoin d’un Evan Fournier plus fort.

Un besoin mutuel pour – on l’espère – une grande réussite.

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