Face à la nouvelle politique de partage des données de WhatsApp, l’application Signal cartonne

L’application de messagerie sécurisée figurait ce week-end en tête des téléchargements sur les plateformes Apple Store et Google Play dans plusieurs pays.

(Photo d’illustration) ( AFP / LIONEL BONAVENTURE )

WhatsApp n’a pas plus la cote, et Signal en profite. WhatsApp est en effet sous le feu des critiques depuis jeudi après avoir demandé à ses quelque deux milliards d’utilisateurs d’accepter de nouvelles conditions d’utilisation, lui permettant de partager plus de données avec sa maison-mère Facebook . Les utilisateurs qui refusent ne pourront plus accéder à leur compte à partir du 8 février. Le groupe cherche à monétiser sa plateforme en permettant aux annonceurs de contacter leurs clients via WhatsApp, voire d’y vendre directement leurs produits, comme c’est déjà le cas en Inde. 

Plusieurs utilisateurs de WhatsApp ont alors manifesté sur les réseaux sociaux leurs intentions de recourir davantage à son concurrent Signal, à l’image de l’emblématique patron de Tesla Elon Musk. Depuis, l’application de messagerie sécurisée gratuite caracole en tête des téléchargements sur les plateformes Apple Store et Google Play en Inde, en Allemagne, en France, ou encore à Hong Kong, a-t-elle annoncée samedi 9 janvier sur Twitter. 

Si bien que l’afflux de nouvelles connexions a provoqué certains problèmes techniques entre jeudi et vendredi. « Les codes de vérification sont actuellement retardés (…) parce que beaucoup de nouvelles personnes tentent de rejoindre Signal actuellement », avait expliqué l’entreprise.

Recommandée par la Commission européenne

Lancé en 2014, Signal est considérée par les spécialistes comme l’une des applications de messagerie les plus sécurisées du marché grâce notamment à sa capacité de chiffrer « de bout en bout » messages ou appels audios et vidéos. Au point de vite devenir populaire parmi les lanceurs d’alertes et les journalistes, notamment grâce au soutien public d’Edward Snowden, à l’origine des révélations sur les procédés des services secrets américains pour surveiller les télécommunications.

En février, la Commission européenne l’a même recommandée à ses équipes, en particulier pour sécuriser les échanges avec des personnes extérieures à l’organisation. 

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