Le Facebook Oversight Board (FOB), couramment désigné comme une « Cour suprême », exprime déjà de la frustration quant à sa marge de manœuvre. L’un de ses membres, l’ancien rédacteur en chef de The Guardian Alan Rusbridger,  a été auditionné par la Chambre des Lords britannique. Il a déclaré que ce comité indépendant de surveillance disposait de choix trop binaires pour rendre ses décisions, d’après TechCrunch.

Le cas délicat de Donald Trump

L’idée serait d’avoir un éventail d’outils plus nuancés pour sanctionner les infractions aux règles d’utilisation. Alan Rusbridger aimerait ainsi pouvoir émettre un carton jaune, comme dans un match de football. Bien que le cas de Donald Trump n’ait pas été cité explicitement, l’exemple était dans tous les esprits. Le comité a en effet été chargé de statuer sur le bannissement à vie ou non de l’ancien président américain. La procédure est en cours.

D’un côté, Twitter et d’autres plate-formes ont été durement critiqués par des responsables politiques comme Angela Merkel pour avoir banni Trump à vie parce que cela revenait à museler un président élu démocratiquement. De l’autre, de nombreux observateurs comme l’ancien directeur de la sécurité informatique de Facebook Alex Stamos jugent que Donald Trump porte une responsabilité majeure dans les émeutes du Capitole et doit être sanctionné à la mesure de l’événement.

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Un simple mécanisme de recours en cas de litige

Facebook a souvent été accusé de ne pas assez intervenir contre la haine en ligne et notamment contre les appels à la violence de Trump. Il a créé ce Comité pour remédier en partie à ce type de problème.  Mais pour la chercheuse Kate Klonick, qui a pu observer son fonctionnement, cette instance serait loin de fonctionner comme une Cour suprême.

Elle s’apparenterait plutôt à un mécanisme supplémentaire permettant de résoudre des litiges avec les utilisateurs qui ont le sentiment d’avoir été censurés par une boîte noire. Rappelons que le comité peut aussi bien être saisi par de simples utilisateurs que les équipes du réseau social. Il ne peut intervenir que sur des contenus déjà supprimés.

Source : TechCrunch





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