« Mon inquiétude est que si nous sommes actuellement devant (la Chine), ceux-ci nous rattrapent » : ces mots ont été prononcés par Eric Schmidt, ancien patron de Google, actuellement à la tête de la Commission de la Sécurité Nationale sur l’Intelligence Artificielle (NSCAI) américaine qui vient de rendre son rapport.

Un document qui n’y va pas par quatre chemins : la position dominante américaine est menacée par la Chine. Or, les USA ne disposent pas de mécanismes pour endiguer la montée en puissance de l’Empire du Milieu.

Les recommandations des membres de la NSCAI sont d’agir. Pas à coup de millions, mais à grands coups de milliards de dollars.

« Le fin mot de l’histoire est (…) que ce n’est pas le moment de petits ajustements incrémentaux (…). Ça ne fonctionnera pas. Cela va coûter cher et nécessitera d’importants changements de mentalités (…). L’Amérique a besoin du leadership de la Maison blanche, de l’action des membres du cabinet et d’un soutien bipartisan du congrès pour aider à gagner la compétition dans le domaine de l’IA, et de celle plus large de la domination technologique ».

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Un discours très franc du vice-président du NSCAI, Robert Work (ancien secrétaire adjoint de la Défense des États-Unis), en phase avec les actions récentes du gouvernement américain.
De l’attaque commerciale dans le domaine des semi-conducteurs (blacklistages de Huawei et de SMIC, etc.) à la prise de conscience du retard en matière d’IA, on sent que l’état américain prépare un front technologique, bien conscient de l’affrontement économique mais aussi civilisationnel avec la Chine.

Pas sûr cependant que les Européens ne soient sur la même longueur d’onde ou ne partagent ce point de vue quant à l’urgence de la situation.

Source : NextGov





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