« On nous refuse l’accès à l’emploi, on nous ferme toutes les portes » : le cri de cœur d’un étudiant diplômé à mobilité réduite

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Tel est le cri de cœur de Mamoudou Sow, étudiant diplômé en communication à l’Institut supérieur de l’information et de la communication-ISIC-Kountia. Pour cet étudiant à mobilité réduite, l’accès à l’emploi pour ces types de personnes est devenu un véritable casse-tête dans notre pays même en ayant un diplôme valable. Il pousse un cri de cœur et tend la main aux nouvelles autorités, ainsi qu’aux personnes de volontés en vue de lui permettre de trouver un emploi pour éviter de mendier à l’image de plus d’autres personnes handicapées. ‘’Un fait qui ne me ressemble pas’’, dit-il.

Mamoudou Sow

Nos parents nous disent souvent le destin des personnes handicapées surtout nous les personnes en situation de mobilité réduite sont dans la rue pour quémander ou faire le maraboutage.

‘’Avoir un boulot et subvenir à nos besoins les plus fondamentaux’’.

Mais, certains parmi nous, en empruntant le chemin de l’école ont accepté de souffrir, digérer la faim, le rejet, le manque de soutien, la stigmatisation etc. Pour étudier jusqu’au bout en espérant qu’à la fin de nos études nous pourrons avoir un boulot et subvenir à nos besoins les plus fondamentaux.

Quand on termine, on prend nos diplômes pour aller à la recherche d’un boulot mais, une fois là-bas, la première question qu’on te pose quand on t’emploi comment tu vas te déplacer pour être ici à l’heure ou bien comment tu vas monter à l’étage.

On nous refuse l’accès à l’emploi, on nous ferme toutes les portes. Alors à quoi sert d’étudier ?

Nous sommes obligés parfois de faire des régimes involontaires même l’eau qu’on boive, nous sommes obligés de réduire pour ne pas déranger notre entourage pour les déplacements des fois on ne mange même pas. Oui j’accepte qu’il y a des personnes parmi nous qui travaillent mais la question qu’on doit se poser, c’est combien de personnes qui travaillent, comment travaillent- ils travaillent ?

Mon cœur saigne aujourd’hui, je pleure au fond de moi, parce que n’ayant pas d’emploi

Mon cœur saigne aujourd’hui, je pleure au fond de moi, je suis orphelin de mère j’ai dans des conditions très difficiles surtout actuellement, je pense que la vie m’a abonné. Je suis dans une maison où je paye 500 mille francs guinéens par mois.

Ce que je demande au CNRD

Ce que je demande aux autorités de la transition à travers le CNRD et son gouvernement, personne de bonne volonté afin de m’aider à avoir un boulot pour gagner ma vie ou bien un moyen de déplacement, je ne veux pas qu’on me donne de l’argent car ça va finir, je vais juste avoir un travail car, j’ai appris à travailler dur pour réussir.

Pour rappel, en Afrique, seuls 10 % des enfants handicapés vont à l’école. Et 80% des adultes handicapés n’ont pas d’emploi. Pour la plupart, cela revient à une vie de pauvreté et de discrimination. Les femmes sont davantage confrontées aux obstacles liés à l’égalité des chances dans le monde du travail.

Le Contact de Mamadou SOW: 00224) 620418491-620534678

Décryptage: Taban SYLLA-626103972

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