Suisse: «L’horlogerie va devoir s’intéresser à l’e-sport»

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Les marques de montres sponsorisent peu les compétitions de jeux vidéo, qui sont pourtant très populaires chez les15-35 ans, surtout en Asie.

La finale 2017 des Worlds de «LoL» a attiré 40’000 fans dans le Stade national de Pékin, le «nid d’oiseau». 

La finale 2017 des Worlds de «LoL» a attiré 40’000 fans dans le Stade national de Pékin, le «nid d’oiseau».

Riot Games, Inc.

Plusieurs marques mondiales de luxe s’associent à des tournois ou à des équipes d’e-sport, à l’image de Mercedes, Louis Vuitton ou encore BMW. Mais l’horlogerie suisse se montre encore frileuse face à ce phénomène. À l’heure où les marques veulent toucher l’immense et capital marché asiatique, et notamment ses jeunes, les Journées internationales du marketing horloger se sont intéressées au potentiel de l’e-sport jeudi. «Il y a une multitude de perspectives et d’opportunités pour des marques très variées, quels que soient leur prix ou leur positionnement, illustre leur présidente, Laetitia Vifian Benoit. L’e-sport peut s’adresser à tous les budgets marketing et à toutes les stratégies.»

«La génération Z est vue comme inatteignable par la publicité classique, mais elle regarde l’e-sport, souligne Charlie Allen, fondateur de Road House. Ces compétitions sont suivies par une vaste population âgée de 15 à 45 ans, de plus en plus féminine, disposant de revenus supérieurs à la moyenne et aimant les produits de luxe.» L’Asie, marché capital pour l’horlogerie, assiste à un développement très rapide de l’e-sport, notamment la Chine avec «LoL» ou «CS:GO». «Certaines marques ne veulent pas être associées à des jeux où il faut éliminer son adversaire, mais elles hésitent beaucoup moins à apparaître dans des films violents comme «James Bond», relève le spécialiste. Ce n’est qu’une question de temps avant que l’horlogerie s’intéresse à l’e-sport!»

S’adapter aux goûts des futurs clients

Les grandes marques de luxe ajustent sans cesse leur stratégie de communication. «On observe qu’il y a moins de publicités horlogères dans les rues ou dans les aéroports, mais davantage sur le web ou les réseaux sociaux, relève David Sadigh, CEO de l’agence en conseil marketing DLG. L’e-sport représente l’opportunité d’atteindre un public qui suit des heures de compétition, notamment en Asie, alors qu’encore peu de marques y sont présentes.»

(reg)





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