La banque des Brics débloque plus de 475 millions de dollars pour l’Afrique du Sud – JeuneAfrique.com

share on:


Le financement permettra de rénover et d’étendre le réseau routier de la première économie industrielle du continent. Il est garanti par le gouvernement de Pretoria.


Réuni le 12 septembre à son siège de Shanghai, le conseil d’administration de New Development Bank (NDB) a approuvé un prêt de 7 milliards de rands (476,4 millions d’euros) en faveur de South African National Roads Agency SOC Limited, l’agence publique chargée du réseau routier sud-africain. Les modalités de ce financement (taux d’intérêt et maturité) ne sont pas connues.

Ce nouveau prêt représente 85% du coût total de ce projet (8,2 milliards de rands) qui « comprend la réhabilitation des tronçons à péage existants sur les routes nationales, la construction de voies supplémentaires pour élargir ces routes et la réhabilitation des infrastructures connexes telles que les ponts et les intersections ». Selon les promoteurs du projet, sa mise en œuvre réussie engendrera « environ 68 milliards de rands (4,3 milliards d’euros) d’économies en coûts (en termes réels) pour les usagers de la route” sur une période de 25 ans.

Un milliard de dollars pour l’Afrique du Sud

Ce financement consolide la très nette montée en puissance de NDB en Afrique du Sud, qui accueille le premier – et pour l’instant le seul – bureau régional de l’institution multilatérale, à Johannesburg.

À la fin 2018, NDB avait approuvé 680 millions de dollars de prêts en faveur du pays le plus industrialisé du continent, dont 300 millions de dollars en faveur de la Development Bank of South Africa pour le financement de projets d’énergie renouvelable, ainsi que 200 millions de dollars pour Transnet SOC Ltd pour la réhabilitation du terminal portuaire à Durban.

Depuis le début de l’année, NDB a approuvé, selon les calculs de Jeune Afrique, plus d’un milliard de dollars de financement en faveur de l’Afrique du Sud, dont 80 millions de dollars en mars pour Industrial Development Corporation (énergie renouvelable) et 480 millions de dollars pour la compagnie nationale énergétique Eskom, afin de rendre la centrale thermique de Medupi aux standards environnementaux modernes.

Mobiliser des ressources pour des projets d’infrastructure et de développement durable dans les BRICS

L’énergie et le transport sont, pour le moment, les deux secteurs d’intervention de NDB en Afrique du Sud, qui, début septembre, concentraient 14% des financements approuvés par NDB, après la Chine (38%) et l’Inde (28%), la Russie (14%) et devant le Brésil (6%), soit 32 projets au total, pour une valeur de 10,2 milliards de dollars.

Des revenus de 166 millions de dollars fin 2018

Créée en 2014 et opérationnelle depuis 2016, avec un capital autorisé de 100 milliards de dollars (dont 10 milliards déjà déboursés), NDB est une banque de développement fondée et financée par ses cinq co-actionnaires : le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud (BRICS).

Elle a pour ambition de “mobiliser des ressources pour des projets d’infrastructure et de développement durable dans les BRICS et d’autres économies émergentes et pays en développement, en complément des efforts existants des institutions financières multilatérales et régionales pour la croissance et le développement mondiaux”.

Elle est présidée par l’Indien  Kundapur Vaman Kamath (communément appelé KV Kamath), ancien dirigeant du département secteur privé de Asian Development Bank. Le Sud-Africain Leslie Maasdorp – directeur financier de NDB – est l’un de ses quatre vice-présidents. Fin 2018, ses revenus ont atteint 166 millions de dollars (158 millions en 2017), pour un résultat opérationnel de 72 millions de dollars, contre 30,9 millions un an plus tôt.







Facebook Comments

Leave a Response