La Chine a présenté sa station spatiale qui doit être assemblée dans l’espace en 2022 — voici ce que l’on sait sur le seul vaisseau qui devrait abriter des astronautes après la retraite de l’ISS

CNSA

  • Une réplique de la future station spatiale chinoise, Tiangong 3 — qui signifie « palais céleste » en chinois —, a été présentée lors du Salon d’aéronautique et d’aérospatiale de Zhuhai cette semaine.
  • La station chinoise, où pourront séjourner trois astronautes en permanence pour faire des recherches en micropesanteur, devrait être assemblée dans l’espace aux alentours de 2022.
  • Le « palais céleste » serait alors le seul vaisseau de recherche habité en orbite, puisque la Station spatiale internationale (ISS) devrait avoir pris sa retraite en 2024.


La Chine a présenté mardi 6 novembre 2018 une réplique de sa future station spatiale, Tiangong 3, à l’occasion du Salon d’aéronautique et d’aérospatiale de Zhuhai, dans le Sud de la Chine, rapporte Sciences et Avenir.

Cette station habitée devrait être construite dans l’espace aux alentours de 2022 et serait habitée en permanence par trois astronautes pour y faire des recherches en micropesanteur. 

Tiangong 3, qui signifie « palais céleste » en chinois, devrait alors être le seul vaisseau habité en orbite dans l’espace, après la retraite programmée de la Station spatiale internationale (ISS) en 2024.

La Chine est l’un des acteurs qui montent dans le secteur spatial, avec de grandes ambitions pour notamment envoyer des humains sur la Lune et sur Mars.

Voici ce que l’on sait sur la future station spatiale chinoise Tiangong 3, censée devenir le seul module habité dans moins d’une dizaine d’années. 

La station spatiale Tiangong 3 sera composée de trois parties: un module principal de 17 mètres de long, qui sera un lieu de vie et de travail, et deux autres annexes dédiées aux expériences scientifiques.

Wikimedia Commons/Craigboy

Tiangong 3 devrait être assemblée dans l’espace vers 2022 et serait placée sur une orbite basse de 300 à 400 km. Trois astronautes à bord y effectueront des expériences scientifiques en micropesanteur, contribuer au développement de technologies spatiales. 

Des astronautes chinois sur le prédécesseur de Tiangong 3, Tiangong 2. YouTube/CGTN

Tiangong 3 n’est pas la première station spatiale conçue par la Chine. Elle a deux ancêtres désormais hors service, Tiangong 1 (2011) et Tiangong 2 (2016) qui avaient été temporairement occupés par des équipages. La première s’est désintégrée en avril dernier au-dessus de l’océan Pacifique après avoir commencé une descente non-contrôlée vers la Terre depuis mars 2016.

Une illustration de la désintégration de Tiangong-1. Aerospace Corporation

En mai dernier, l’agence spatiale chinoise a annoncé que sa future station serait ouverte à tous les pays afin d’y mener des expériences scientifiques. Instituts de recherche, universités, entreprises dans le public et le privé peuvent déposer des projets.

CNSA

Selon Bill Ostrov, spécialiste des questions spatiales chez Forecast International cité par Sciences et Avenir, « beaucoup de pays et un nombre croissant d’entreprises privées et d’universités ont des programmes spatiaux, mais pas d’argent pour construire leur propre station spatiale. La possibilité pour eux (grâce à la Chine) d’envoyer des charges utiles sur une plateforme de vol habité et d’y mener des expériences est quelque chose d’extrêmement précieux. »

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi :
La Chine va envoyer 2 robots sur la Lune pour explorer une partie mystérieuse de l’astre

VIDEO: L’armée britannique se sert d’une nouvelle expérience en réalité virtuelle pour recruter — cela lui a rapporté 66% de candidatures en plus



LINK NAME pour Guineemail.com

Facebook Comments

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here