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«La fermeture des salles de sport est une aberration», estime le président du MEDEF

«La fermeture des salles de sport est une aberration», estime le président du MEDEF

«La fermeture des salles de sport est une aberration», estime le président du MEDEF

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a appelé à «de la souplesse» dans le couvre-feu et les fermetures provisoires pour cause de crise sanitaire, pour permettre notamment au secteur événementiel et aux salles de sport de maintenir une activité, dans une interview au Journal du Dimanche.

«On ne va pas pouvoir continuer pendant des mois à ce que l’État finance les salaires et la trésorerie des entreprises privées. Il faut donc qu’on définisse (…) les protocoles qui permettent de poursuivre l’activité, de produire, de consommer, de vivre tout simplement. Sinon, il n’y a pas d’issue économique et donc pas d’espoir», a estimé le président de l’organisation patronale.

«Dans l’événementiel, l’activité est totalement arrêtée. Or, dans deux mois, les tests antigéniques salivaires arrivent. Dès aujourd’hui, l’État doit autoriser les organisateurs d’événements professionnels, culturels et sportifs, à tester le public et à filtrer les entrées en fonction des résultats positifs», a-t-il plaidé. «Ça éviterait de condamner cette industrie à une mort lente».

«J’appelle à la souplesse»

Il a déploré «parfois une réponse bureaucratique uniforme et centralisée». «La fermeture des salles de sport est par exemple une aberration», selon lui. «Il faut que le ministre de la Santé écoute les milieux économiques, car nous avons collectivement besoin de faire cohabiter activité économique et santé publique».

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, si les aides «demeurent importantes», on ne peut toutefois pas «vivre sous perfusion» et «ce que l’on attend du gouvernement, ce sont des aides de court terme». «Tous les professionnels que je rencontre n’aspirent qu’à une chose : travailler. J’appelle à la souplesse», a-t-il dit.

Interrogé sur la perspective de nombreuses faillites à venir, il a rappelé que «pour l’instant, leur nombre est inférieur à 2019». «Mais c’est artificiel. Car le jour où le chômage partiel disparaîtra, quand ces ballons d’oxygène s’envoleront, le risque de faillite se multipliera. Sauf si l’activité repart».

Chômage partiel, prêts garantis par l’État, décalages de charges…: sur les neuf premiers mois de l’année, il n’y a eu en France que 19.220 ouvertures de procédures collectives (sauvegarde, redressement et liquidation) contre 32.714 durant la même période de 2019, selon le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce. Mais ces tribunaux anticipent déjà un tsunami en 2021.

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Source ici

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