Labo – Mesures du 35-150mm f/2,8-4 Di VC OSD et du SP 35mm f/1,4 Di USD en différentes montures

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Après avoir réalisé notre test du Tamron 35-150mm f/2.8-4 Di VC OSD et du SP 35 mm f/1,4 Di USD sur un hybride Nikon Z7 nous avons pu réaliser de nouvelles mesures sur des reflex Canon et Nikon.

Tamron 35-150mm f/2.8-4 Di VC OSD

Tamron SP 35mm f/1,4 Di USD

Déjà testé sur un Nikon Z7, nous avons voulu apporter un complément d’information à nos lecteurs à la suite des tests du Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD et du SP 35 mm f/1,4 Di USD. En effet, ces deux objectifs sont prévus pour un usage sur reflex en monture F chez Nikon ou en monture EF chez Canon. Nous ne reviendrons pas ici sur la prise en main des objectifs qui s’est montrée tout aussi agréable en monture Canon que Nikon, que ce soit avec un reflex ou un hybride. Nos impressions détaillées sont bien sûr consultables directement dans le test complet des deux objectifs.

Des résultats similaires avec le zoom 35-150 mm

Mesuré comme à notre habitude sur un Canon EOS 5Ds R au capteur 24×36 mm de 50 Mpx d’une définition de 8 736 x 5 856 px, le 35-150mm f/2.8-4 Di VC OSD a donné des valeurs assez proches de celles de test et surtout des courbes aux allures similaires. Ainsi, comme nous l’indiquions précédemment, les bords et les angles sont très en retrait au 35 mm à toutes les ouvertures. En revanche, l’homogénéité est meilleure à 150 mm.

Des tendances qui se constatent également sur les images de notre scène de test dont nous vous présentons ici des détails à 100 % de la taille des photos.

Le vignettage est bien présent à pleine ouverture à chaque bout de la plage de focale.

35 mm - f/2,8.
150 mm - f/4

Enfin, nous avions émis quelques réticences face à l’autofocus qui s’était parfois montré moins réactif lors de l’utilisation avec le Nikon Z7. Ici en monture Canon, nous n’avons jamais constaté de latence. L’autofocus n’est pas le plus rapide qui soit, mais il a toujours répondu présent avec une réaction immédiate et une douceur caractéristique des motorisations à courant continu. Il n’est pas parfaitement silencieux, mais reste très discret.

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD - Canon EOS 5D Mark III - 100 ISO- 150 mm - f/5,6 - 1/640s. © Pascale Brites / Les Numériques.

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD – Canon EOS 5D Mark III – 100 ISO- 150 mm – f/5,6 – 1/640s. © Pascale Brites / Les Numériques.

Achevons cette mise au point par un retour de terrain. Pendant plusieurs jours, nous avons pu utiliser ce 35-150mm f/2,8-4 Di VC OSD en monture Canon sur un reflex à capteur 24×36 EOS 5D Mark III et sur un reflex APS-C Canon EOS 250D sur lequel il offre un champ équivalent à un 56-240 mm en 24×36. Dans les deux configurations, nous avons apprécié la polyvalence de l’objectif, sa compacité, sa réactivité et sa prise en main.
Si ses qualités optiques ne sont pas exceptionnelles, il faut reconnaître qu’elles nous ont donné pleinement satisfaction dans nos configurations d’usage.

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD - Canon EOS 250D - 100 ISO - 35 mm (56 mm éq. 24x36) - f/11 - 1/125s. © Pascale Brites / Les Numériques

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD – Canon EOS 250D – 100 ISO – 35 mm (56 mm éq. 24×36) – f/11 – 1/125s. © Pascale Brites / Les Numériques

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD - Canon EOS 250D - 100 ISO - 35 mm (56 mm éq. 24x36) - f/2,8 - 1/640s. © Pascale Brites / Les Numériques

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD – Canon EOS 250D – 100 ISO – 35 mm (56 mm éq. 24×36) – f/2,8 – 1/640s. © Pascale Brites / Les Numériques

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD - Canon EOS 5D Mark III - 100 ISO - 35 mm - f/11 - 1/160s. © Pascale Brites / Les Numériques

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD – Canon EOS 5D Mark III – 100 ISO – 35 mm – f/11 – 1/160s. © Pascale Brites / Les Numériques

Une tendance qui se confirme avec le 35 mm f/1,4

Du côté de l’objectif SP 35mm f/1,4 Di USD, nous avons cette fois utilisé un reflex Nikon D850, mais toujours avec le même objectif que précédemment. Le capteur 24×36 de 45,7 Mpx affiche une définition de 8 256 × 5 504 px. Chaque pixel mesure donc 4,35 µm de côté. Les résultats sont à nouveau proches de ceux que nous avions obtenus précédemment. Ce qui est plutôt rassurant.

Mesures optiques réalisées avec le Nikon D850.

Mesures optiques réalisées avec le Nikon D850.

L’objectif se montre plutôt homogène dans son comportement, avec des courbes qui ne présentent pas de disparités particulières. Par ailleurs, on peut constater un pic de la netteté alors que l’on ferme le diaphragme. Cela ne représente généralement pas le comportement réel d’une optique qui est soumise à la diffraction au fur et à mesure que l’on réduit l’ouverture. La plupart du temps, ce sont les traitements internes aux boîtiers qui compensent certains défauts afin d’offrir un rendu plus agréable à l’œil. Cet aspect sera grandement atténué lors de la prochaine évolution de nos procédures en laboratoire liées aux mesures optiques.

Comme nous l’évoquions un peu plus haut, la prise en main ne change évidemment pas. En revanche, l’absence de bague d’adaptation contribue logiquement à une utilisation plus agréable puisque la longueur totale retrouve sa taille normale. À l’usage, l’autofocus déjà efficace et plutôt rapide a renouvelé ces bonnes performances avec le Nikon D850. En conclusion, il est heureux pour le grand public de voir un constructeur tiers tel que Tamron arriver avec succès sur le marché des focales fixes à très grande ouverture.





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