Mettre fin au conflit en Libye est une perspective réaliste, selon l’envoyé de l’ONU

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M. Salamé a commencé son exposé en dénonçant la frappe aérienne qui a visé aujourd’hui une biscuiterie dans le quartier de Wadi Rabi’a, à Tripoli, et aurait fait dix morts et plus de 35 blessés. « Il semble que la majorité des morts soient des migrants », a-t-il dit.

Au-delà de cette tragédie, il a noté que les lignes de front dans le sud de la capitale libyenne sont très fluides et qu’il y a une implication croissante de mercenaires et de combattants d’entreprises militaires privées étrangères, ce qui entraîne une intensification de la violence.

« L’utilisation de moyens aériens et technologiques de précision est devenue une caractéristique dominante d’un conflit de faible intensité », a souligné M. Salamé.

Il a rappelé que l’aéroport de Mitiga, près de Tripoli, restait fermé depuis plus de deux mois et demi à cause de bombardements aveugles et de frappes aériennes. Selon lui, il faut que cet aéroport rouvre dès que possible. Il a précisé qu’en collaboration avec les ministres de l’intérieur et des transports du gouvernement de l’Accord national, il travaillait sur un certain nombre de mesures pratiques pour atteindre cet objectif.

S’agissant du processus politique, il a remercié le gouvernement allemand pour ses efforts destinés à préparer le sommet international sur la Libye qui doit avoir lieu à Berlin.

« J’ai bon espoir que le processus de Berlin aboutisse à un succès », a dit M. Salamé. « À l’appui du processus de Berlin, j’ai noué de nombreux contacts avec le Premier ministre Serraj et les commandants des forces du gouvernement de l’Accord national et j’ai également rencontré le général Haftar et des responsables politiques qui le soutiennent. Un accord est possible sur le règlement du conflit et sur les bases d’un retour au processus politique ».

Selon l’envoyé de l’ONU, « mettre fin au conflit et se mettre d’accord sur la voie à suivre est une perspective réaliste ».

« Les parties sont connues. Les grandes lignes de l’accord sont connues. Les options pour une constitution temporaire ou pour un cadre constitutionnel à plus long terme existent. Une législation électorale a déjà été élaborée. Tout cela est éminemment possible. Tout ce qu’il faut maintenant, c’est que vous, la communauté internationale, vous vous réunissiez pour fournir le cadre nécessaire pour que les parties libyennes elles-mêmes unissent leurs efforts pour mettre fin au conflit et pour reprendre le dialogue », a-t-il conclu à l’adresse du Conseil de sécurité.





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