Qwant : la fin de l’ère Léandri, Ghinozzi aux manettes… avec l’État ?

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LES NUMÉRIQUES — Vous avez annoncé votre départ de la direction exécutive de Qwant et l’arrivée de Jean-Claude Ghinozzi au poste de président directeur général, pourquoi ? –

ERIC LEANDRI — Qwant va bien, très bien même. Nous allons avoir une annonce qui arrive avec l’État [la recapitalisation, NDLR]. Nous entrons dans une nouvelle ère. En 2019, on a fait basculer 16 des 40 plus grandes entreprises du CAC 40 vers notre moteur de recherche. Qwant a eu une croissance soutenue. Plusieurs signatures ont eu lieu avec Firefox et Microsoft notamment. Et puis tout s’est enflammé avec des papiers de presse. C’était assez intéressant, tout à coup on s’est mis à énormément parler d’une boite qui soi-disant n’avait pas de technologie ou de parts de marché. Nous avons eu droit à beaucoup de passions. Mais ce n’est pas vrai, Qwant a de vraies technologies. Ce qui me rend fier, c’est la façon dont les choses se sont faites. Nous entrons désormais dans une deuxième phase : monétiser l’audience et montrer que l’on est une vraie entreprise européenne rentable et noble. Pour ça, il faut un homme du produit qui incarne le nouveau Qwant. Jean-Claude Ghinozzi est cet homme-là. Aujourd’hui comme actionnaire de Qwant, je suis très fier de cette équipe-là, c’est même moi qui ai proposé Jean-Claude pour ce poste. Il aura un boulot très compliqué de finalisation de la monétisation et pour créer l’infrastructure nécessaire. Il faut rendre Qwant meilleur sur desktop et sur mobile. C’est une nouvelle ère pour Qwant.

Qu’entendez-vous par « croissance soutenue » ?

Les chiffres du nombre de requêtes ont progressé en 2019, c’est notre plus belle année de ce point de vue-là à vrai dire. Ce sont plusieurs millions de personnes qui ont switché chez Qwant en 2019, chez eux ou dans leurs entreprises. Selon Médiamétrie, nous étions à 5 millions de visiteurs uniques pour le mois de septembre, ce qui nous range parmi les très grands sites français, et depuis, la croissance n’a fait qu’augmenter. Le chiffre d’affaires n’était pas le focus début 2019. Depuis octobre, nous repartons sur la monétisation. Cela a été difficile pour moi l’année dernière de parler chiffres. Ma parole a été bloquée ces derniers temps. J’ai dû faire attention à tout ce que je disais tout le temps.





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